Si vous ne le saviez pas, vous pouvez aller le vérifier sur le blog de Stéphane Lavignotte.
Ce jeune pasteur ERF est engagé dans la Mission Populaire de la Maison Verte (18è arrondissement de Paris). Une maison d’accueil animée dans l’esprit du christianisme social évangélique, et dans une veine assumée de théologie inclusive, dont on n’est pas obligé, par ailleurs, de partager toutes les options.
Le jeune pasteur, donc, propose une relecture de certaines pensées originelles du réformateur genevois et y discerne des appels concrets à la modération et à la responsabilité. Des appels qui peuvent éclairer nos réflexions contemporaines sur la crise écologique.
Mais est-il nécessaire pour autant de faire de Calvin et de Thomas d’Aquin, qui dit des choses similaires deux siècles plus tôt, des précurseurs de la décroissance ?
Pourquoi pas, après tout ? Mais peut être peut-on simplement reconnaître que la théologie chrétienne a toujours contesté les prétentions égoïstes du « monde », quand celui-ci oublie d’être un espace d’altérité. Des pères de l’Eglise au IVè siècle, jusqu’aux doctrines sociales chrétiennes contemporaines, en passant par les scolastiques, les réformateurs protestants et les « spirituels » de tout temps, le christianisme est travaillé de l’intérieur par cette invitation à assumer en la dépassant la « chair » de ce monde qui passe. Une contestation que la crise écologique révèle paradoxalement.
DL