Extrait d’une lettre envoyée par 7 prêtres de la Creuse, contre une désertification humaine toujours plus accentuée dans ce secteur…
Il n’est pas dans notre usage d’interférer dans le débat politique. Nous n’avons aucun pouvoir et nous ne le revendiquons pas. De part notre autorité morale et spirituelle, nous entendons chaque jour les préoccupations des creusois, et nous pouvons témoigner des efforts considérables de tous ses élus pour faire vivre dignement ce département. Permettez-nous d’exprimer ce qui est si douloureusement ressenti au-delà des clivages de convictions et d’engagements. Nous voulons ajouter la voix de l’Eglise catholique à celles des élus de la Creuse et des professionnels de la santé, concernant la fermeture du service de radiothérapie de l’hôpital de Guéret. Avec la disparition de ce service nous franchissons à nouveau un degré supplémentaire dans la spirale de désertification du département. Année après année, les services de proximité s’affaiblissent pour une population rurale souvent âgée, et les acteurs de ce département agricole qui se lèvent tôt pour nourrir leur pays et gagner si peu leur pain. Jusqu’où l’avenir démographique, agricole, économique de la Creuse va-t-il se dégrader ? Au jour le jour, nous sommes témoins privilégiés de la vie des familles, des villages, des communes de cette région. Nous ne pouvons nous résoudre à voir ce département perdre ses forces vives, et les structures vitales qui permettraient de le développer à égalité avec d’autres départements ruraux. Madame la ministre, vous vous montrez capable de vous mettre au chevet d’une équipe de France de football bien malade. Montrez-nous que vous êtes capables de vous mettre à l’écoute et au chevet d’un département qui ne veut pas rester sur le banc de touche, et qui demande à vivre avec les mêmes moyens que les autres.
Bonjour,
Il est urgent de lutter contre la désertification de nos campagnes Pour cela il faut que nos villages aient des services publics qui les rendent attrayants. Il faut sous prétexte de rentabilité arrêter de fermer des services publiques. Seules une présence effective de ces services peut conduire au repeuplement de nos villages et ainsi contribuer de plus à la rentabilité de ces services. La désertification de nos campagnes ne sera pas ainsi inéluctable.