Avant l’ouverture des discussions à Durban, le pape Benoît XVI avait exprimé son désir de voir aboutir les discussions sur les questions environnementales.
« Les travaux de la Convention de l’ONU sur les changements climatiques et sur le Procole de Kyoto commenceront demain à Durban, en Afrique du sud. Je souhaite que tous les membres de la communauté internationale se mettent d’accord sur une réponse responsable, crédible et solidaire à ce phénomène préoccupant et complexe, en tenant compte des exigences des populations plus pauvres et des générations futures. »
Sa remarque suit une méditation sur le prophète Isaïe (Angelus du 27 novembre) dont voici un intéressant extrait :
Isaïe, le prophète de l’Avent, nous fait aussi réfléchir aujourd’hui avec une prière sincère, adressée à Dieu au nom du peuple. Il reconnaît les manquements de son peuple, et, à un certain moment il dit : » Personne n’invoquait ton nom, nul ne se réveillait pour recourir à toi. Car tu nous avais caché ton visage, tu nous avais abandonnés au pouvoir de nos iniquités » (Is 64,6). Comment ne pas être frappés par cette description? Elle semble refléter certains panoramas du monde post-moderne: la ville où la vie devient anonyme et horizontale, où Dieu semble absent et l’homme le seul maître, qui se fait lui-même l’artisan et le metteur en scène de tout: les constructions, le travail, l’économie, les transports, les sciences, la technique, tout semble ne dépendre que l’homme. Et parfois, dans ce monde qui apparaît presque parfait, des choses bouleversantes se produisent, soit dans la nature, soit dans la société, alors nous pensons que Dieu s’est retiré, qu’il nous a, pour ainsi dire, abandonnés à nous-mêmes.
En réalité, le vrai « maître » du monde, ce n’est pas l’homme, mais Dieu. L’Evangile dit : » Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison reviendra, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin. Il peut arriver à l’improviste et vous trouver endormis » (Mc 13,35-36). Le temps de l’Avent vient chaque année nous rappeler cela, afin que notre vie retrouve son orientation juste, vers le visage de Dieu. Non pas le visage d’un « maître », mais d’un Père et d’un Ami.