Nous avons évoqué il y a peu le document pastoral des évêques boliviens publié récemment sur les enjeux écologiques auxquelles les populations locales sont d’ors et déjà confrontées. A l’occasion d’une visite d’une délégation internationale de l’Aide à l’Eglise en Détresse il y a quelques jours, Mgr Sergio Alfredo Gualberti, coadjuteur du diocèse de Santa Cruz, a lancé un appel très clair pour que la « culture de drogue et la déforestation soit arrêtée immédiatement ! » Une critique à peine voilée de la politique du président Evo Morales, lui-même ancien cultivateur de coca. On comprend que les relations entre l’épiscopat et l’Etat bolivien restent tendus, après que la Constitution ait été récemment modifiée (2009) pour priver l’Eglise catholique de son statut de religion officielle.
Mgr Gualberti a aussi expliqué aux membres de la délégation qu’un nouveau plan de déforestation est à l’ordre du jour pour construire une autoroute qui passe au coeur d’une réserve naturelle, le parc Isiboro, reconnu par ailleurs comme territoire indigène. On sait comment toute route dans la forêt amazonienne entraîne des phénomènes collatéraux de sédentarisation de populations et de dégradation de l’environnement. « C’est pourquoi, nous les évêques Boliviens avons voulu écrire unel ettre pastorale pour défendre l’environnement, la justice et le développement. »
Source : Vatican Insider