Avec l’ouverture du sommet de Rio, les catholiques présents sur place ont notamment organisé un premier rassemblement avec le CIDSE (qui rassemble des agences de développement catholiques européennes), autour du thème : « Intensification durable, agroécologie : le droit à l’alimentation et au climat ». Parmi les intervenants, on peut citer Mgr Paul Ouedraogo, originaire du Burkina Faso, évoquant la situation difficile de son pays confronté au manque d’eau et à la famine ; Mr Miguel Altieri, agroécologiste et professeur à Berkeley, qui conteste dans son intervention l’usage du mot « durable » et les perspectives de l’agrobusiness ; Mme Anika Schroeder, chargé des questions climatiques auprès de l’organisme allemand Misereor, a demandé que la sécurité et la souveraineté alimentaires soient considérés comme des droits de l’homme. Et enfin Mr Jean
Marc von der Weid, (photo) directeur de « Agriculture familiale and Agroécologie » (AS-PTA), a présenté l’expérience de cette association qui rassemble fermiers, groupes chrétiens et associations de femmes. Des fermiers qui, moins endettés, se retrouvent dans une situation bien meilleure par ce travail. L’intervenant rappelle qu’un accord entre agrobusiness et petits producteurs n’est pas pensable : il faut faire un choix de société.
Cette première rencontre a été suivie dans l’après midi par une table ronde organisée par la délégation du Saint-Siège, Caritas Internationalis, Franciscans International, Catholic Relief Services, l’association des services de Volontariat international et le CIDSE.
Sur place, les représentants de l’Eglise font le constat qu’il y a encore du travail à faire pour que le son discours puisse être entendu :il faut arriver à un langage qui sache aussi s’adresser aux non-croyants, qui prenne position plus clairement sur des questions techniques du fait des enjeux moraux qu’ils contiennent et qui présente plus clairement les actions déjà engagées par les communautés chrétiennes…
Source : Ecojesuits, Jose Ignacio Garcia