Où sont les écolos cathos français (suite)?

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Nous avons publié il y a quelques jours l’article provoc d’Eric de Kermel à propos des écolos cathos en France. Comme vous pourrez le voir ci-dessous, les réactions n’ont pas manqué ! C’est plutôt bon signe…

Pour le reste, ce blog pourra témoigner d’ici quelques jours que si les actes des écolos cathos ont encore collectivement du mal à suivre, même les discours ou les textes d’analyse issus de groupes de réflexions chrétiens ont parfois bien du mal à émerger de manière simple et sereine… De quoi avons nous peur ?

  • Une réaction reçue d’un abonné du blog, Marc P.

Les cathos pas écolos !

Suite à texte de E. de Kermel La Croix 29-08-2012

Pourquoi, citoyens et catholiques, malgré des publications et des manifestations de plus en plus nombreuses de la part de l’Eglise, sommes-nous incapables de nous engager vraiment dans un futur en rupture avec le présent qui nous accable ? En effet, citoyens, nous sommes largement informés des menaces écologiques qui pèsent sur nous (ressources épuisées, effondrement des espèces vivantes, intoxication généralisée des milieux). Chrétiens, catholiques, de par notre foi, sommes sensés prendre en compte dans nos vies les enseignements de l’Ancien et du Nouveau Testament.

Or, que constatons-nous ? Nous, citoyens de toute religion, dans une grande majorité occidentale, continuons à croire au mythe de l’accroissement infinie de la richesse tout en imaginant vivre sans contraintes matérielles, les contraintes temps et lieu n’existant quasiment plus de par la technologie.  Comprendre et  croire semblent insuffisants pour engager l’action régulatrice nécessaire à la pérennité de notre mode de vie actuel lié à une relative stabilité des écosystèmes. Nous n’arrivons pas à croire ce que nous savons.

Il nous reste une dernière piste à prospecter, celle de l’amour. L’amour de toutes les créatures, l’amour de la terre, des oiseaux, des arbres, de tout ce qui nous permet de vivre, en lien les uns avec les autres. Aimer la terre comme notre mère et non chercher à s’en rendre propriétaire, recevoir de la terre ce qu’elle nous donne et non chercher à lui prendre ses fruits par une exploitation irresponsable.

Sans nature, c’est-à-dire sans écosystèmes fonctionnels, l’homme n’est rien. L’écologie, parce qu’elle est acte d’amour, est une chance de renaissance que l’Eglise devrait saisir, il faut pour cela que ses membres cessent de se centrer sur l’économie comme l’était les hommes riches des Evangiles appelés en vain par Jésus.

 

Et encore, quelques réactions issues du courrier du lecteur de l’édition du 17 septembre de La Croix

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