Pour que l’encens éthiopien ne parte plus en fumée

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encensPrenez un arbre précieux, un Boswellia papyrefera par exemple, que l’on rencontre au Nord de l’Ethiopie. Entaillez délicatement son écorce souple et pelante et laisser le pleurer de sa sève résineuse et laiteuse. Récoltez la pour la faire sécher à l’abri de la lumière. Vous obtiendrez des petits grains d’une précieuse récolte, en l’occurence des grains d’encens qui viennent, depuis des millénaires, parfumer nos temples, nos synagogues et nos églises. Pourtant, le filon de cet or végétal ne paie plus et l’arbre n’est souvent plus considéré que comme un futur comburant pour les foyers éthiopiens. Avec la disparition de l’arbre, c’est l’encens qui disparait, une fois pour toute, en fumée, sans évoquer même les conséquences écologiques de la déforestation en cours.

Tout cela, Julien Charbonnier, étudiant de 26 ans àl’IEP de Toulouse, l’a appris au cours d’un voyage en Afrique et a décidé de se mobiliser pour aider à sauvegarder ce « patrimoine naturel » en danger, notamment dans la région éthiopienne du Tigray. Il démarche désormais les diocèses catholiques français pour faire connaitre cet encens naturel aux « légères notes d’agrumes » et ainsi recréer un réseau économique qui permet la survie de cette activité ancestrale et la reforestation de la région. Le projet Boswellia mérite à tout ces égards d’être évidemment bien encensé, comme le feront à leur manière les certifications futures Ecocert et Max Haavelar !

DL

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Isabelle de Senilhes dit :

    Voilà une information vraiment intéressante et une initiative féconde. Merci de nous la faire mieux connaître.
    Isabelle de S.

  2. BROUSSON dit :

    Surtout que le nord de l’Ethiopie est peu fréquenté par défaut de communications terrestres. On y trouve à Lalibela les fameuses églises monolithes des coptes. Il faut leur apprendre à ne pas brûler le bois d’encens en premier lieu en leur donnant les moyens de d’avoir d’autres bois !!!

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