CLIMAT – Dérèglement climatique et justice internationale

2014 AUzaMgr Auza, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations-Unies, est intervenu à nouveau au cours du deuxième comité de cette assemblée, sur le sujet de la protection du climat. Soulignant la responsabilité particulière des pays technologiquement les plus développées.

Si l’impact du changement climatique est ressenti globalement, a déclaré Mgr.Bernardito Aúza, les pays technologiquement développés ont une plus grande capacité à combattre le phénomène que les autres, qui demeurent plus vulnérables aux effets… C’est un paradoxe injuste, étant donné que les causes majeures du changement climatique » relèvent des pays développés. C’est pourquoi le phénomène n’est pas strictement technique, mais aussi une question de justice. Aider les pauvres et autres personnes vulnérables est une question de justice car ils souffrent de causes qui leur sont étrangères ou hors de contrôle. La première chose serait de permettre à ces pays d’accéder aux technologies de lutte contre le changement climatique, ou capables d’en atténuer les effets… Riches et pauvres sortiront vainqueurs ensemble si on parvient à un accord international à horizon 2020 qui implique tous les pays, et dans lequel les plus pollueurs en gaz à effet de serre s’engagent vraiment ».

La délégation du Saint-Siège, a poursuivi le représentant, « tient à souligner l’importance de la formule Responsabilité de protéger les droits, non seulement pour les zones à statut humanitaire mais aussi pour celles les plus touchées par le changement climatique. Nous avons un devoir commun de protéger la terre et l’humanité… Faisons donc le choix sérieux d’adopter des comportements qui n’aggravent pas ultérieurement la situation mais qui l’améliorent. Nous devons être toujours plus conscients de nos responsabilités collectives et réciproques. Tous les Etats se doivent de développer des politiques qui assurent une existence sure et digne aux générations à venir ».

DL

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