
Plusieurs articles de presse ont rendu compte, plus ou moins bien, de ce qui s’est vécu à Goshen fin aout pour le festival des poussières. Extraits :

Venus des six coins de l’Hexagone, les participants du festival, surnommés « les poussières », sont réunis pour trois jours, du 25 au 27 août, sur le thème « Évangile et révolutions ». Ce qui les rassemble ? L’urgence climatique et la conviction que les chrétiens doivent être à l’avant-garde de la transition écologique. Le festival a lieu à la Ferme de la Chaux, un éco-hameau chrétien autogéré par ses habitants, lieu d’accueil et d’événement chrétiens et alternatifs. Les journées sont ponctuées des repas pris tous ensemble, assis dans l’herbe, de prières bercées par les chants de Taizé, de conférences et tables rondes et de « forums ouverts », c’est-à-dire des ateliers proposés par n’importe quel participant. Préparation du pain azyme pour l’eucharistie de dimanche (avec de la farine de blé complet et local), débats sur la vulnérabilité, le féminisme ou encore la désobéissance civile, peinture murale, danse ou contemplation, il y en a pour toutes les aspirations. (…) Le festival est parvenu à attirer un panel de chrétiens aux positions politiques de gauche nuancées, qui va des observateurs curieux aux partisans de la désobéissance civile. Si la plupart des organisateurs sont des professeurs ou des journalistes, « il n’y a pas que des intellectuels » assure pourtant Jean-Victor, professeur de philosophie de 29 ans, membre du collectif Anastasis. (…) L’objectif du festival est d’abord d’ouvrir des horizons par des intervenants engagés sur le terrain, comme Mathieu Yon, paysan maraîcher, ou Hélène Noisette, sœur auxiliatrice engagée auprès d’exilés au Secours catholique de Seine-Saint-Denis. Cette dernière anime la conférence « Pour une théologie des luttes écologistes » et les questions ne tarissent pas : quelle est la place des chrétiens dans ce combat ? Faut-il faire tomber le capitalisme ? Démolir ou transformer ce qui est installé ?