Sayonara

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Ca y est ! ces derniers jours, les ingénieurs de la centrale nucléaire d’Hokkaido ont commencé à arrêter le réacteur n°3. Le dernier réacteur encore en activité au Japon. Pour la première fois depuis le lancement du programme nucléaire au Japon, le pays n’a plus d’électricité produite à partir du nucléaire civil.

C’est un évènement technologique et symbolique étonnant, quelques mois après le désastre toujours en cours de Fukushima. L’Eglise catholique japonaise, devant l’étendue du désastre humain et écologique, avait eu le courage, en novembre dernier, de reconnaître l’erreur qui consistait à faire confiance au discours « sécuritaire » rassurant des acteurs de la filière nucléaire civile. Leur appel à sortir immédiatement de cette technologie a agi comme un coup de tonnerre dans le ciel bleu des positions habituelles des épiscopats sur le nucléaire.

Un mouvement citoyen croissant au Japon condamne désormais l’usage de cette technologie aux conséquences désastreuses en cas d’accident majeur. « Sayonara, énergie nucléaire », ont ainsi clamé 5000 manifestants à Tokyo récemment encore.

La situation à Fukushima reste confuse, mais aussi particulièrement dangereuse notamment autour du réacteur n°4 particulièrement instable. Les contrôles de radioactivité au Japon montre la difficulté à traiter ce problème de manière rationelle, devant le caractère diffus de la pollution dans un pays fortement peuplé.

DL

 

 

 

 

 

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