« Il y a 138 ans, quand l’aventure de l’hôpital Saint-Joseph a commencé, il y a avait bien sûr une attention aux questions liées à l’environnement, mais ce n’est que quand nous avons vraiment noté ce qui entrait et sortait de notre établissement que nous avons pris la mesure de notre empreinte écologique. »
Joyce M. Graham, le vice-président de l’hôpital fondé a Readen dans le Colorado (USA) en 1873 par les soeurs de Saint-François, a participé à la mise en place, dès 2007, du programme de recyclage. Résultat ? Près de 130 tonnes de cartons, d’huiles de cuisson et de papier ont ainsi été récupéré. Un chiffre qui n’a cessé de croître depuis lors puisque désormais ce sont aussi les cartouches d’encre, les ampoules usagées, les objets médicaux périmés, les batteries électriques, les champs stériles, les déchets de jardinage, les ordinateurs qui sont pris en compte. En 3 ans, l’institut hospitalier a ainsi augmenté de 65 % la quantité de matériel recyclé qui ne finit plus à la poubelle (soit 216 tonnes !) Et désormais le volume global des déchets lui-même commence à décroitre du fait des programmes de réduction de consommation de papier par exemple. Ce qui a fait le succès de la démarche est que chaque membre de l’hôpital a apporté sa pierre à la démarche globale, ce qui est bien plus efficace que des équipements compliqués de recyclage. C’est la conviction en tout cas de l’équipe qui anime ce programme, validé par plusieurs prix récents.
Cela passe par exemple par le fait que chaque employé reçoit un mug personnel, -dont l’usage est encouragé par un prix spécial pour le café-. Le nombre de gobelets utilisés dans l’établissement a ainsi très fortement diminué. La campagne qui appelait à éteindre lampes et appareils électriques inutiles a aussi porté ses fruits : en six mois, l’hôpital a économisé 25 000 $ rien qu’en réduisant ainsi sa consommation électrique. Un projet nouveau sur le système de chauffage et de climatisation a rajouté encore 200 000 autre dollars d’économie cette même année là. Des économies conséquentes donc pour le budget global.
La cafeteria de l’hôpital fait aussi le choix de proposer des produits locaux et équitables, comme alternatives bonnes pour la santé des résidents. Un marché hebdomadaire devant l’hôpital y contribue aussi ainsi que des sessions de formations à ces nourritures meilleures pour la santé. Désormais, l’hôpital propose aussi aux employés de recycler des biens domestiques (verres, téléphones portables,…) et soutenir du coup une association locale d’aide à des victimes de maltraitance familiale.
Cette initiative s’inscrit en fait dans une démarche plus large, celle de la Catholic Health Initiatives, la structure mère a laquelle participe l’hôpital St. Joseph.Ce sont en fait 11 structures de santé de ce type qui participent à la « Healthier Hospitals Initiative » (Des hôpitaux plus sains). Ce programme se focalise sur six domaines : direction responsable, alimentation plus saine, consommation faible d’énergie, diminution des déchets, médicaments plus surs, achats plus intelligents.
Source : Art. Nancy Frazier O’Brien, Catholic News Service