A Stockholm, en vélo, on dépasse les autos…

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Ce joyeux cycliste, c’est Joakim Book Jonnson. Célèbre inconnu, ce jeune luthérien de 20 ans, membre de l’Eglise de Suède est aussi un commercial dans une compagnie de sécurité. Un homme ordinaire donc mais qui a a décidé i de vivre un moment spécial de sa vie.
Durant le dernier temps de  Carême, il a tenté de réduire de plus de 80 % son empreinte carbone. Un marathon écologique de 46 jours qui n’a pas été sans repos, selon ses propres termes. D’abord parce qu’une telle démarche vous met forcément en colère contre la présence omniprésente des emballages, des voitures et des dépenses inutiles d’énergie un peu partout… Heureusement, dans les temps de découragement, Joakim a aussi trouvé chez ses amis des solutions inattendues.
« A chaque problème, il y a toujours eu un ami, un membre de ma famille ou une personne que je ne connaissais pas jusque là qui m’a donné le bon conseil pour consommer ou vivre autrement. Preuve une fois encore que nous savons déjà ce que nous devrions faire. »
Sa démarche volontariste est aussi le fruit de sa participation au groupe « Jeunes pour l’écojustice » animé par le Conseil oecuménique des Eglises (COE) et la Fédération mondiale luthérienne.Parmi les quatre options essentielles pour vivre « 40 jours sans émission de carbone », Joakim et ses amis conseillent d’abord d’acheter locavore, même si c’est plus cher au début, mais pas toujours à la fin. Ensuite, il faut oser utiliser son vélo, ce que Joakim a fait pour ses 15 km quotidiens pour aller à son travail : l’expérience montre que la fatigue laisse aussi vite place a un temps de réflexion et de contemplation. Il faut ensuite faire attention aux petits gestes pour refuser les emballages ou arrêter de consommer inutilement des biens (papiers, etc.). Et enfin, la démarche fonctionne d’autant mieux qu’ elle est reliée avec d’autres personnes sensibles à l’écojustice et à la conscience environnementale.
Après avoir témoigné de son expérience sur son blog, Joakim ne cesse d’être sollicité et contacté par des personnes désirant tenter, elles-aussi,  l’aventure.  Joakim reconnaît aussi avoir appris l’humilité dans cette démarche
« Au bout d’un moment, j’ai réalisé que le plus dur était d’accepter que je n’étais responsable que de mes propres émissions. Je ne peux pas passer mon temps à blâmer tout le monde pour les leurs. Après tout, j’ai commencé ce projet afin de montrer à quoi une vie « soutenable » peut ressembler. Cela ne peut donc pas passer par râler sur tous les autres… »
Source : D’après un article de Susan Kim, Oikoumene /
Photo : © Sanna Sjöberg

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