En Papouasie, l’exploitation continue…

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« La violation des droits humains sont si grands ici, ils sont si traumatisants pour les habitants de la Papouasie Nouvelle-Guinée, qu’ils en sont arrivés à revendiquer désormais leur indépendance (totale par rapport à l’Indonésie). »

Catholic Church News Image of Rally blames US for Papua rights abuses

C’est le révérend Benny Giay, un responsable religieux de cette île qui s’est exprimé il y a quelques jours au cours d’une protestation devant l’ambassade des États-Unis à Djakarta (Indonésie).

Il y a 50 ans, le 15 août 1962, un accord avait été signé à New York pour régler le différent territorial entre la Hollande et l’Indonésie, qui mènera en 1969 à un élection où les Papous ont exprimé leur  volonté de rester en Indonésie.
Mais le traité de 1962 a été rapidement détourné par un accord implicite entre les USA et l’Indonésie, (suivis rapidement d’autres pays) de manière à pouvoir exploiter les ressources naturelles de l’île : l’Indonésie assure le contrôle politique suffisant sur place pour les USA puissent « travailler » tranquillement. Le statut d’autonomie régionale spéciale qui avait été octroyé par la loi 21 de 2001 n’a en fait jamais été appliqué.
Résultats ?
Selon un rapport récent de Grennpeace remis aux autorités de Papouasie- Nouvelle-Guinée ces jours derniers, onze pour cent de la superficie totale de Papouasie – Nouvelle Guinée ont été attribués à des sociétés d’exploitation forestière malaisiennes et australiennes en vertu des Baux Agricoles et Commerciaux Spéciaux (BACS), sans consulter les propriétaires fonciers coutumiers, qui s’y seraient opposés. Les conséquences sur la terre, l’eau, et la vie des populations sont nombreuses et désastreuses. Selon  Paul Wynn, auteur du rapport « Up for Grabs » ces sociétés forestières étrangères « contrôlent 4 millions d’hectares sur les 5 millions qui sont devant la Commission d’enquête. Une société en particulier, une société australienne, Independent Timber and Stedoring, contrôle 2 millions d’hectares, l’un des plus importants Baux Agricoles et Commerciaux Spéciaux de la Province Ouest de Papouasie Nouvelle-Guinée. » « Elles ont systématiquement manipulé le processus et elles ont maintenant l’autorisation gouvernementale d’exploiter  600 000 hectares des forêts du pays, c’est la plus grande opération de déforestation de toute l’Histoire de la Papouasie Nouvelle-Guinée. »
Et encore ?
D’après l’institut d’études des Droits de l’homme (Elsham), depuis les années 1970, ce sont au moins 749 cas d’abus qui ont été commis sur  les habitants de l’île, entre tortures, arrestations et détentions arbitraires, viols, exploitations sexuelles et autres exécutions sommaires.
Source : D’après un article de Ryan Dagur, Jakarta, Ucanews

 

 

 

 

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