Coup de rétroprojecteur sur le Concile

le

Alors que l’Eglise catholique fait mémoire de l’ouverture du Concile Vatican II, il y a 50 ans, il peut être intéressant de se demander comment un tel Concile à envisager les questions écologiques alors naissantes.

Le constat est que les choses y étaient perçues bien différemment d’aujourd’hui, selon une analyse récente. Il faut dire que les années 60, malgré le climat de guerre froide, étaient des années d’euphorie économique. Walter Rostow décrivait même dans son ouvrage de référence (Le processus de la croissance économique) le lien quasi mathématique entre le développement économique et celui des peuples. Alors qu’on marche sur la lune, on est loin de se soucier des effets destructeurs sur la planète terre. Pourtant le « Silent Spring » de Rachel Carson tonne comme un coup de tonnerre dans le ciel bleu des années soixante. Le scandale du DDT, banni en 1972, commençait à montrer un visage inattendu de cette croissance, que le Club de Rome confirme dans son document de référence sur ses limites.

C’est dans ce contexte que le Concile s’est déroulé. La prise de conscience écologique n’est pas encore établie clairement mais déjà le rapport au travail, dans Lumen Gentium 41 par exemple, souligne une attention singulière à la Création. La Création est vue bonne par nature (Gaudium et Spes 12) et sa conservation par le travail participe du mouvement créateur lui-même. Il ne s’agit donc pas de fuir ce monde pour les contrées célestes mais de souligner que la « récapitulation finale », où toutes choses seront renouvelées, commencent aujourd’hui en Jésus Christ (Lumen Gentium 48)

« Si le même Dieu est à la fois Créateur et Sauveur, Seigneur et de l’histoire humaine et de l’histoire du salut, cet ordre divin lui-même, loin de supprimer la juste autonomie de la créature, et en particulier de l’homme, la rétablit et la confirme au contraire dans sa dignité. » (Gaudium et Spes 41)

« On peut légitimement penser que l’avenir est entre les mains de ceux qui auront su donner aux générations de demain des raisons de vivre et d’espérer. » (Gaudium et Spes 31)

DL

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s