Mystique d’une écologie – Partie 7 et fin

(suite et fin du texte de Jean Bastaire)

Dans l’attente de la Parousie

OLYMPUS DIGITAL CAMERAÀ l’imitation et par la force du Christ, le chrétien écologiste est l’artisan de cette réconciliation pour la part qui lui revient. Il n’a pas provoqué seul le désordre cosmique et ignore comment le sang du Fils en croix étend sa puissance rédemptrice à l’action peccamineuse des mauvais anges. Mais il sait comment remédier à ses propres maléfices.
Le chrétien a reçu du Christ le commandement de veiller non seulement à la sauvegarde temporelle de la Création, mais à son salut. « Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la Création », a ordonné Jésus le jour de son Ascension (Mc 16, 15).
À travers la tâche contingente de cultiver la Création avec sagesse et de poursuivre amoureusement le développement de sa croissance et la maturation de sa plénitude, il s’agit de préparer, par-delà les ultimes soubresauts de l’accouchement apocalyptique, la naissance absolue de la nouvelle Terre et des nouveaux Cieux. Car « elle passe la figure de ce monde » (1 Co 7, 31). Un jour, et ce sera la fin des temps, adviendra un état définitif d’harmonie et de beauté où la création sera totalement guérie du péché et où le Père la recevra des mains du Fils dans un éblouissement d’amour.
Voilà tel est, à la lumière de la foi, le but de l’écologie : la Parousie. Il se réalise par la guérison du rapport de chaque homme à ce qu’il entoure, par son accueil de la grâce du Christ. Et cet accueil, mystérieusement mais réellement, s’étend à la Création entière. Puissions-nous chacun y travailler, jusqu’à l’avènement de la Création nouvelle où « Dieu sera tout en tous » (1 Co 15,28).

Jean BASTAlRE

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. phylloscopus dit :

    Merci pour cette magnifique démonstration. Dire que je m’apprêtais à tenter d’en faire une moi-même, qui eût été ô combien piteuse, sur mon propre blog.

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