En Inde, coup de bambou sur les cercueils

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La déforestation concerne aussi l’Asie. Des initiatives locales en Inde tentent d’inverser la tendance. Dernière en date, le développement d’un circuit de production de cercueils en bambou dans la région de Mizoram, près de la frontière birmane.

IndeSur le sous-continent indien, en 60 ans, le couvert forestier est passé en moyenne de plus de 30 % à à peine 11 % aujourd’hui. On imagine sans peine les raisons de cette dégradation rapide des paysages : pression démographique, urbanisation sauvage, commerces en tout genre, bois de chauffage, fourrage. Et les conséquences dramatiques ne se font pas attendre : glissements de terrains, effets climatiques, corruption etc. Un drame que les mouvements non-violents et altermondialistes indiens ont repéré de longue date, mobilisant bon nombre de leurs actions.

 

Si du côté des responsables officiels, des campagnes de reforestation sont organisées régulièrement, d’autres leviers économiques peuvent aussi être actionnés pour avoir un effet conséquent sur la demande sociale en bois pour la vie quotidienne des Indiens. Dernier exemple en date : les besoins mortuaires. Un groupe de jeunes militants du Mizoram, l’association Young Mizo (YMA), lance ainsi une action visant à développer des funérailles plus écoresponsables pour les chrétiens de la région. Et ainsi diminuer l’impact environnemental sur les forêts de l’Etat qui, si elles représentent encore près de 57 % des surfaces, ont quand même perdu en deux ans près de 66 km2. Il y a donc urgence à agir, ne serait-ce que pour éviter les conséquences sociales de ces évolutions environnementales.

Du bambou plutôt que du tek

YMA_Platinum_Jubille_Logo
Logo de l’association YMA

L’association YMA est partie du constat que, jusque là, la population chrétienne de l’Etat utilisait des cercueils fabriqués des bois souvent précieux et onéreux (tek, etc…). Depuis trois ans, les Young Mizo proposent du coup d’utiliser des bières réalisés en bambou. L’utilisation du bambou, qui demande aussi une gestion écologique attentive, est plus intéressante puisque la croissance de ces végétaux est plus rapide que n’importe qu’elle autre espèce d’arbres. De plus, les coûts sont incomparables : un cercueil ordinaire en bois coute entre 160 et 250 US $, alors qu’en bambou, cela ne revient environ qu’à 42 US $.

Mme Vanlalruata, secrétaire générale de l’association explique :

« Notre campagne pour des cercueils verts continuera jusqu’à ce que chaque défunt de cet Etat soit enterré ainsi »,

.Dès à présent, près de 200 cercueils en bambou ont été offert aux hôpitaux d’Aizawl, la capitale de de la capitale de Mizoram.

DL

Source : UCA News | Jun. 20, 2013 Eco Catholic

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