DEVELOPPEMENT – Quand l’économie doit être au service de la dignité

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2014 KellogLe cardinal Parolin, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, est intervenu à Rome à l’occasion de la conférence organisée par l’Institut d’études internationales Kellogg pour l’inauguration du Global Gateway de l’Université Notre-Dame (Dignité humaine et développement humain). Dans son discours il souligne la continuité de positionnement sur les questions économiques entre le pape argentin et son prédécesseur. Tous deux critiques les systèmes aveugles qui perdent le sens du bien commun.

Les sujets abordés, « indiquent qu’en ce qui concerne la relation entre développement et dignité humaine, les termes économie, systèmes économiques et d’autres similaires peuvent être utilisés comme synonymes du mot développement. Cela implique de mieux comprendre les défis actuels dans la promotion de la dignité humaine. En effet, le développement est étroitement lié à la gestion adéquate des ressources des pays pauvres tout comme à la gouvernance de l’économie des pays riches qui a des retombées positives ou négatives sur l’économie des pays en voie de développement.

Cependant, la raison fondamentale de partir de l’économie est que le magistère social de l’Eglise a constamment révélé que les difficultés les plus importantes du développement humain intégral viennent d’une vision déformée de l’homme et de l’activité économique, qui menace la dignité de la personne ».

Puis il a rappelé la continuité, en matière de magistère du Pape François avec celui de ses prédécesseurs, en particulier Benoît XVI, parce que l’un et l’autre « avertissent que la question du développement et de la juste gouvernance de l’économie sont insolubles sans une vision complète de la personne humaine et l’engagement constant à des comportements moraux fermes et cohérents, solidement ancrés dans la loi naturelle et dans la recherche du bien commun », parce que, comme l’écrivait Benoît XVI dans son encyclique Caritas in Veritate: « Le développement ne sera jamais complètement garanti par des forces, pour ainsi dire automatiques et impersonnelles, que ce soit celles du marché ou celles de la politique internationale. Le développement est impossible s’il n’y a pas des hommes droits, des acteurs économiques et des hommes politiques fortement interpellés dans leur conscience par le souci du bien commun. La véritable orientation de toute activité économique vers le développement humain intégral exige donc une conversion de l’intelligence et du coeur. Il faut donc substituer la foi prométhéenne dans le marché ou en d’autres idéologies et visions aprioristes alternatives ou contraires, avec la foi en Dieu et une vision transcendante de l’homme, fils de Dieu.

Cela conduira à une conversion des intelligences, dans le sens du développement d’une science et d’une pratique économique qui partent d’une définition intégrale de l’homme et qui se mettent au service de son développement, qui sachent, en fait, orienter la production et la consommation vers une véritable réalisation de l’homme, dans sa relation avec Dieu et avec le prochain ».

DL

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