ROME – La bonne nouvelle d’une encyclique

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2015 Laudato si couverturesPour passer un bon WE, et puisque le texte circule désormais, voici donc le fichier de l’encyclique du pape François.

Laudato Si – FR

Toutes les réactions, remarques, analyses sont les bienvenues en commentaire sur ce blog…

Par ailleurs : ne pas imprimer inutilement le texte : des éditions sont déjà accessibles en librairie.

DL

4 commentaires Ajouter un commentaire

  1. BBX dit :

    Toujours dans les infos pratiques : le quotidien La Croix doit publier l’intégralité de l’encyclique dans son édition de ce vendredi 19 juin.

  2. Mikael MOazan dit :

    A la lecture des vives réactions des anglo-saxons qui seront très vite relayées en Europe, ce texte magistériel va susciter des débats et nourrir des échanges, ce qui est une bonne chose. Trop de pessimisme disent certains, vision politicienne affirment d’autres, L’Assisiate François a été un homme de rupture. François de Rome occupe magnifiquement sa place.

  3. vandenbroucke dit :

    Je n’ai pas tout lu, mais en tout cas c’est facile d’accès, voire un peu naïvement écrit, et très très dérangeant assurément, pour nos esprits et nos attitudes….
    Personne, au moins parmi les chrétiens, n’aura plus l’excuse d’ignorer et de ne pas savoir quoi faire !
    Si ce texte est lu ! Car il est facile de continuer à faire l’autruche ou d’attaquer sur d’autres sujets non inclus (GPA etc)…
    Bref ! y a encore du boulot !
    La preuve, ce matin à la messe : PAS UN MOT de cette encyclique, qui me parait pourtant un pas essentiel et sans doute vital 😦

  4. Daval nicolas dit :

    Cher Dominique Lang,

    Je vous dois des excuses.
    Je vous dois des excuses et je vous dois des remerciements.

    Abonné à votre « newsletter », j’ai obtenu par son biais l’information concernant la conférence de presse organisée à la Conférence des Evêques de France (CEF) à l’occasion de la sortie de « Laudato si’ » jeudi dernier.
    Chrétien de culture catholique, membre de CVX, éducateur spécialisé de 35 ans, de sensibilité altermondialiste et proche de mouvements tel celui des Chrétiens Indignés ou d’Esprit Civique, j’attendais plein d’espérance la parution de cette encyclique « écolo ».

    Jeudi 18 juin sur les coups de 10h20, en compagnie d’un ami, nous pénétrons dans les locaux de la CEF, au 58 avenue de Breteuil (Paris, 7ème arrondissement).

    Première grosse déception, les hôtesses d’accueil sont dans l’incapacité de donner des informations sur l’heure et le lieu exact de la conférence. Cafouillis, amateurisme.
    Amertume.

    Dans le hall, personne, pas un chat.
    Le désert d’avenir ?

    Un écran d’information indique que la conférence se tient entre 9hoo et 13hoo dans un amphithéâtre…
    Cafouillis.
    Amertume…

    10h30, y’a du mouvement dans le hall. Des journalistes débarquent au compte goutte. Bardas, caméras etc.
    Une table est dressée. La liste des invités est posée sur la table. Un carton rempli d’encycliques au sol patiente. Des personnes s’avancent vers la table. Elles reçoivent une clé USB en guise de dossier de presse, un badge et le précieux ouvrage…
    Je reconnais des évêques. Celui de Toulouse est là. Des figures du monde médiatique et clérical (Nathalie Becquart, Jean Marie Guénois etc.) également.

    Je suis très déçu de constater que ce rendez vous ne fait absolument pas l’objet d’un intérêt populaire. L’engouement n’est pas de la partie. Seuls les officiels ont fait le déplacement.
    Désolation!

    Autre déception : le climat relationnel.
    Une chaleur tiède, pâlichonne, enveloppe l’espace.
    Ici ce n’est pas l’ambiance joyeuse des conférences de rédaction de feu Charlie Hebdo…
    Les hommes se serrent la main avec grand respect mais, à mon goût, il y manque une poignée de sel.
    Ces hommes serrent la main aux dames. Si le sourire n’est pas absent l’embarras des corps, pas moins.
    Avec mon ami, nous échangeons quelques regards malicieux tandis que passent devant nous des dames arborant des cols romains au cou. Une grande première pour nous. On ne savait pas que la réforme de la Curie avait à ce point remanié les us et costumes.
    Au sein de mon équipe CVX (je suis en corrèze) nous avions tout récemment travaillé sur un texte du jésuite Nicolas Rousselot intitulé La consolation, les racines bibliques de l’expérience ignatienne (supplément au numéro 530 de la Revue Vie Chrétienne).
    J’avais été touché par un paragraphe consacré au bonheur spirituel dans lequel il exprimait ceci : (…) Tout porte à croire, en effet, que la consolation spirituelle est ce trésor impossible que beaucoup recherchent sans le savoir : ce climat de paix, de joie, de force, qui dure. Tout porte à croire aussi qu’un grand nombre de chrétiens ont quitté l’église sur la pointe des pieds, ces dernières décennies, notamment parce qu’ils n’avaient pas trouvé la consolation qu’ils cherchaient plus ou moins confusément. (…)
    Lisant, relisant ces lignes, je me remémorais les propos tenus par l’ancien archevêque de Poitiers Mgr Albert Rouet à l’occasion d’une conférence donnée au centre spirituel de Temniac (Dordogne) le 9 février 2013 :
    « (…) L’eucharistie, ce n’est pas l’isolement, c’est l’envoi. C’est à nous quand on sort d’être comestible (…) 20 siècles de christianisme ont produit un siècle d’impuissants. Dans l’église on ne se fait pas suffisamment confiance (…) »
    Son irritation et sa frustration m’avaient affecté. Elles témoignaient de cette attente déçue que l’on peut éprouver envers ceux que l’on aime mais qui ne répondent pas à nos exigences, nos espérances.
    C’est un peu cet état d’esprit qui m’habite dans certains contextes, en présence de certains milieux estampillés cathos, notamment chez les jeunes, pros ou pas pros. Le goût du fric, l’éloge des écoles de commerce et autres valorisations d’institutions participant de la mondialisation de l’indifférence aux humains-déchets, les bandes de potes-castes, les drapeaux tricolores ornés du Sacré Cœur de Jésus au JMJ de Madrid et autres symptômes identitaires me dépriment lourdement.
    J’ai deux craintes vives à l’endroit de l’Eglise, qu’elle soit « psychothérapie de masse » ou club d’élus cultivant l’entre-soi, la ségrégation…

    L’ambiance « fossé » de ce hall de la CEF n’était pas étranger au haut-le-cœur qui m’étreignait soudain.

    Je restais cependant car entre-temps nous avions obtenu l’assurance de la bouche d’un des organisateurs que nous pourrions assister à la conférence. Et c’est là que ma culpabilité et ma gêne à votre égard ont pris racine et que je vous dois des excuses. Car nous avons usurpé notre véritable identité et évoqué votre nom et votre blog pour faire connaître les motifs de notre présence. Sachez qu’à l’annonce de votre nom notre interlocuteur a sans retenue validé notre « candidature ».
    Dès lors, équipé de Laudato si, nous avons rejoint l’amphi et assisté à cette conférence de presse qui restera gravée dans ma mémoire.
    Consolations.

    J’appréciais Benoît XVI et je trouve dans la figure de François une prolongation du geste du pape précédent. Mais lui met beaucoup plus de corps à l’ouvrage. Ce n’est pas la moindre des choses.

    Il y a des montagnes de choses à dire sur cette encyclique.
    Parmi mes plumes « gramsciennes » favorites Plunkett, Frappat, Dalarun la louent en beauté.

    Je la parcoure. Un mot me vient en tête ; c’est celui de justice.
    Justice notamment envers les minorités créatives chères à Benoît XVI qui promeuvent ce paradigme désormais clairement affiché par le pape François depuis longtemps déjà. Les ex « has been » sont honorés. Justice.

    Soyez remerciés de votre participation active à cette salutaire édification de l’écologie intégrale et à la spiritualité qui lui est associée comme à votre participation involontaire à ma grande consolation du 18 juin 2015 ;

    Ultreïa !
    bien à vous
    nicolas Daval

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