A l’occasion du salon de l’Agriculture et des crises agricoles en cours, les membres de Chrétiens en monde rural (CMR) lancent un appel à la responsabilité.
Se reconnaissant dans l’élan de l’encyclique Laudato si, le CMR demande un changement de cap profond, pour
« bâtir ensemble une éthique pour une culture agricole et rurale soucieuse de la gestion du milieu vivant pour le bien de l’humanité, dans le respect du bien commun, de sa richesse et de sa diversité. »
2016 CMR Salon de l’Agriculture
Dans ce travail, la responsabilité de chacun est engagé, souligne le document : consommateurs, agriculteurs, organisations agricoles, coopératives, transformateurs et distributeurs, pouvoirs publies et société civile. Sans oublier les chrétiens dans tout ça
Car
l’Eglise peut être moteur de la « conversion écologique » souhaitée par le Pape François. Le CMR se réjouit de la venue d’une délégation des évêques de France au Salon l’agriculture lundi qui témoigne d’un souci pour les difficultés vécues par les agriculteurs. Ce premier pas symbolique doit maintenant se traduire sur le terrain de leurs divers diocèses.
A quand, dans nos doyennés et nos diocèses, des journées paysannes, des rogations revisitées, des fêtes du pain et de la vigne, des bénédictions annuelles des fermes, des pèlerinages sur les terres agricoles, des réflexions sur notre lien à la vie animale, des rencontres avec des experts de la société civile pour comprendre les contradictions du monde agricole ? Allez, on y croit.
DL
Oui,le lien entre tous les ruraux a bien été rompu. J’ai toujours regretté la suppression des fêtes religieuses.ex. Chaque quartier se retrouvait pour la préparation des Rogations, les Fêtes Dieu, les pèlerinages locaux. En quelque sorte nous avons perdu le sens de l’adoration, les hommes voulant dominé la nature seuls sans référence au Créateur.L’Eglise a abandonné les agriculteurs à leur seule production et à leur surcharge de travail pendant qu’on instituait les 35 heures. La théologie de Vatican 2 a donné la primauté à la « Libération » du peuple de Dieu (passage de la Mer Rouge), tandis que le premier chapître de la Genèse retrouvait une place « mineure » . L’homme s’est ainsi considéré comme le maître dépendant de la météo, du pouvoir syndicale ,du pouvoir politique protecteur.
Eclairés par les enseignements du Pape François, les Catholiques seront plus proches de leurs compatriotes relégués à la » périphérie », . « Sans moi, vous ne pouvez rien faire » dit Jésus.