DECHETS- Recycler des vies plus grandes

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2016 Soeurs déchets INdeRésister à la culture du déchet. L’appel du pape François est une des invitations les plus claires pour changer notre rapport à l’hyper-consommation actuelle. Pour prendre la mesure de ses conséquences, la rencontre de gens qui oeuvrent sur le terrain montre tout ce qui est possible. Par exemple, ici en Inde.

Sarika Dhamke a grandi en s’occupant à l’âge de 10 ans de ses 5 frères et soeurs, à Indore (Inde). Elle a grandi dans un de ces bidonvilles qui sont la honte de nos sociétés civilisées en récoltant notamment sur les tas d’ordures de la ville des objets recyclables. La grande ville génère près de 700 tonnes de déchets chaque jour. Et on estime que la population des bidonvilles est de l’ordre de près de 600 000 personnes

Douze après, elle a fondé désormais sa propre famille. Les progrès qu’elle a pu faire sont le fruit de sa rencontre avec des religieuses engagées dans ces quartiers. Ce sont, en fait, près de 2000 femmes qui ont ainsi bénéficié de leurs programmes de développement social. Le programme Jan Vikas fondé par le F. George Payattikattu, membre de la congrération Verbum Dei, en 2001. C’est lui qui a mis en lumière le travail de ces femmes (majoritaires sur ces tas d’ordinaires) qui sont pourtant rejetées de tous. Il a demandé du coup à la soeur augustinienne Julia Thundathil, de prendre le relais dans ce travail social. Un travail difficile car l’Etat du Madhya Pradesh condamne la pratique de la conversion religieuse.

Il y avait donc beaucoup de méfiance dans ce travail éducatif mené par des chrétiens auprès de ces populations pauvres. La religieuse a du coup commencé par partager leur quotidien, travaillant comme elles sur les tas d’ordures.

Un travail difficile, avec le danger supplémentaire de chiens et de cochons errants souvent agressifs. C’est ainsi que Sr Julia a mieux compris le quotidien de ces femmes confrontées très souvent, de plus, à la violence et à l’alcoolisme de leurs maris.En 2004, une première coopérative nait de ces rencontres, en améliorant notamment les pratiques de tris (des différents plastiques notamment) et donc les revenus de chacune. De quoi commencer à faire des économies et éviter ainsi la spirale de l’endettement. Des projets de construction et de développement familial peuvent ainsi émerger. Des programmes de formation à l’hygiène et à la santé, de lutte contre l’analphabétisme et d’apprentissage de l’anglais et de différentes compétences se sont aussi développés.

Source : Gobal Sisters Report

 

 

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