FORMATION – La corruption, c’est pas le « pérou »

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Haute de 37 mètres de haut, une statue du Christ financée par le groupe de BTP brésilien Odebrecht est devenue un symbole de la corruption du pays.

Le journal La Croix évoque un programme de formation lancé au Pérou par l’Eglise catholique pour aborder un des grands défis souvent lié aux enjeux environnementaux : la lutte contre la corruption

Ce sont 11 universités catholiques qui, en lien avec la Conférence locale des évêques lance ce cours en ligne. Une manière très active de former une nouvelle génération de chrétiens capables de résister à cette dérive sociale à l’origine de toutes les inégalités et injustices.

Un cours en ligne pour armer les consciences face la corruption. L’initiative est lancée par la Conférence des évêques péruvienne et onze universités catholiques du pays. Elle s’inscrit dans un contexte de corruption endémique des élites politiques et judiciaires du Pérou, éclaboussées par des scandales à répétition ces dernières années. Tous les chefs d’État ayant gouverné entre 2001 et 2018, sont soupçonnés par la justice du pays d’avoir reçu, en échange de marchés, des pots-de-vin du géant brésilien du BTP Odebrecht.

« Le virus social de la corruption infecte nos institutions publiques et privées et sape les ressources dont l’état a besoin pour lutter contre la pauvreté », déplore Mgr Miguel Cabrejos, président de la conférence épiscopale du Pérou, archevêque de Trujillo et président du Conseil épiscopal latino-américain. « Nous voulons traiter le problème à la racine et cela passe par l’éducation des jeunes générations qui ont entre leurs mains la transformation morale et civique du Pérou ».

Ces cours en ligne devront permettre aux étudiants de mieux cerner et prévenir les mécanismes qui alimentent la corruption. Ainsi, ils étudieront l’histoire de la corruption au Pérou, ses conséquences concrètes dans les sphères publiques, privées, politiques ou culturelles. D’autres modules viendront compléter cette formation, tels que l’étude de la doctrine sociale de l’Église catholique, les enseignements de Jean-Paul II et du pape François sur la corruption ou encore l’approfondissement des vertus civiques qui aident à endiguer le phénomène. Une dimension de responsabilité individuelle instamment soulignée par Mgr Miguel Cabrejos, pour qui « les dégâts se produisent aussi dans la façon dont les Péruviens normalisent les situations de corruption autour d’eux ».

L’Église catholique péruvienne alerte depuis des années sur ce fléau. La question a été également abordée par le pape François pendant sa visite du pays en janvier 2018. Sur place, le pape a qualifié la corruption dans le pays de « démon » à « expulser » mais aussi de forme de « dégradation », « qui contamine progressivement tout le tissu social ». Le pape François avait alors lancé un appel « à ceux qui ont une charge de responsabilité », à « s’engager » pour que le Pérou « soit un lieu d’espérance et d’opportunité mais pour tous et non quelques-uns ».

 

Source : Article d’Héloïse de Neuville,

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