VATICAN – L’amour, la vérité et l’écologie humaine

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Il y a dix ans, le 29 juin 2009, l’encyclique Caritas in Veritate du pape Benoît XVI était signée puis rendue officielle le 7 juillet. un texte précurseur de l’encyclique Laudato si.

Cette troisième lettre encyclique a été l’objet le 3 décembre d’une conférence internationale organisée par le Dicastère pour la Promotion du développement humain intégral, sur le thème “Théorie et pratique du développement”. Le cardinal Turkson souligne notamment la filiation de ce texte qui se rattache à l’encyclique de Paul VI Populorum progressio (26 mars 1967), grand texte fondateur pour changer notre regard sur le développement des nations (notamment sur les enjeux de justice Nord-Sud).

«Il s’agit d’un document qui trouve son origine dans le fait que le vrai développement n’est pas seulement le développement des peuples, mais le développement de chaque personne en tant qu’individu. C’est pourquoi ce développement est une vocation de chaque personne. Une vocation qui se réalise quand nous aimons tous et, en imitant l’amour de Dieu, quand nous offrons gratuitement, avec ce que nous faisons et nos ressources, pour promouvoir avec solidarité le bien-être des autres».

Caritas in Veritate est donc une actualisation du travail de Paul VI, quarante ans auparavant en développant notamment la notion d’«écologie humaine». Au milieu de ce grand texte, une dizaine de petits paragraphes du 4e chapitre dédié au  » développement des peuples. Droits et devoirs. Environnement » aborde la question émergente de la prise de conscience écologique. Pour rappel, voici le texte de ces paragraphes qui ont été repris et amplement développés et enrichis par le pape François, à partir d’un angle plus pastoral et dialogal :

EXTRAIT CARITAS IN VERITATE, chapitre 4, par. 48 à 52

48. Le thème du développement est aussi aujourd’hui fortement lié aux devoirs qu’engendre le rapport de l’homme avec l’environnement naturel. Celui-ci a été donné à tous par Dieu et son usage représente pour nous une responsabilité à l’égard des pauvres, des générations à venir et de l’humanité tout entière. Si la nature, et en premier lieu l’être humain, sont considérés comme le fruit du hasard ou du déterminisme de l’évolution, la conscience de la responsabilité s’atténue dans les esprits. Dans la nature, le croyant reconnaît le merveilleux résultat de l’intervention créatrice de Dieu, dont l’homme peut user pour satisfaire ses besoins légitimes – matériels et immatériels – dans le respect des équilibres propres à la réalité créée. Si cette vision se perd, l’homme finit soit par considérer la nature comme une réalité intouchable, soit, au contraire, par en abuser. Ces deux attitudes ne sont pas conformes à la vision chrétienne de la nature, fruit de la création de Dieu.

Commentaire E&E : le § 48 part de la notion de Création comme don, dont découle pour la créature la notion de responsabilité. Au passage, Benoît XVI critique la vision matérialiste (entre hasard et nécessité) de l’approche purement scientifique moderne, qui atténue ce sentiment de responsabilité. Noter aussi l’apparition du thème du « respect des équilibres propres à la réalité créée ». Un équilibre dynamique qui demande un engagement de l’humain pour le préserver : donc ni sanctuarisation à l’extrême, ni prédation destructrice. Souligner ce point est intéressant, mais il prend peu en compte la réalité politique du moment écologique : la planète n’est pas menacée pour l’heure par une sanctuarisation extrême mais bien par des pratiques industrielles polluantes et destructrices. Mettre ces deux réalités sur un même plan se justifie sans doute philosophiquement parlant, mais pas vraiment sur le terrain actuel.

La nature est l’expression d’un dessein d’amour et de vérité. Elle nous précède et Dieu nous l’a donnée comme milieu de vie. Elle nous parle du Créateur (cf. Rm 1, 20) et de son amour pour l’humanité. Elle est destinée à être « récapitulée » dans le Christ à la fin des temps (cf. Ep 1, 9-10; Col 1, 19-20). Elle a donc elle aussi une « vocation » [115]. La nature est à notre disposition non pas comme « un tas de choses répandues au hasard » [116], mais au contraire comme un don du Créateur qui en a indiqué les lois intrinsèques afin que l’homme en tire les orientations nécessaires pour « la garder et la cultiver » (Gn 2, 15). Toutefois, il faut souligner que considérer la nature comme plus importante que la personne humaine elle-même est contraire au véritable développement. Cette position conduit à des attitudes néo-païennes ou liées à un nouveau panthéisme: le salut de l’homme ne peut pas dériver de la nature seule, comprise au sens purement naturaliste.

E&E : apparition de la nature comme « milieu de vie », porteuse d’une vocation eschatologique spécifique (récapitulation dans le Christ). En tant que telle, elle suscite chez l’humain l’appel à « garder et cultiver » la terre avec respect. Et puis réapparait, à nouveau, chez Benoît XVI, cette méfiance déjà présente dans le § précédent. Ce « nouveau panthéisme » dont se méfie le pape allemand n’est-il pas aussi une marotte de certains milieux conservateurs qui aiment « crier au loup » pour ne pas avoir à dialoguer avec les acteurs de l’écologie ?

Par ailleurs, la position inverse, qui vise à sa technicisation complète, est également à rejeter car le milieu naturel n’est pas seulement un matériau dont nous pouvons disposer à notre guise, mais c’est l’œuvre admirable du Créateur, portant en soi une « grammaire » qui indique une finalité et des critères pour qu’il soit utilisé avec sagesse et non pas exploité de manière arbitraire.

E&E : Intéressant, cette notion de « grammaire » à connaître pour développer un rapport de sagesse et non d’exploitation. Mais où sont les lieux où cette « grammaire » est enseignée ?

Aujourd’hui, de nombreux obstacles au développement proviennent précisément de ces conceptions erronées. Réduire complètement la nature à un ensemble de données de fait finit par être source de violence dans les rapports avec l’environnement et finalement par motiver des actions irrespectueuses envers la nature même de l’homme. Étant constituée non seulement de matière mais aussi d’esprit et, en tant que telle, étant riche de significations et de buts transcendants à atteindre, celle-ci revêt un caractère normatif pour la culture. L’homme interprète et façonne le milieu naturel par la culture qui, à son tour, est orientée par la liberté responsable, soucieuse des principes de la loi morale. Les projets en vue d’un développement humain intégral ne peuvent donc ignorer les générations à venir, mais ils doivent se fonder sur la solidarité et sur la justice intergénérationnelles, en tenant compte de multiples aspects: écologique, juridique, économique, politique, culturel [117].

E&E : Le « développement humain intégral » qu’évoque Benoît XVI est un résumé de la longue maturation intellectuelle de la doctrine sociale de l’Eglise depuis Paul VI. C’est aussi dans cette expression qu’il faut sans doute trouver la racine de l’expression « écologie intégrale » du pape François.

49. Aujourd’hui, les questions liées à la protection et à la sauvegarde de l’environnement doivent prendre en juste considération les problématiques énergétiques. L’accaparement des ressources énergétiques non renouvelables par certains États, groupes de pouvoir ou entreprises, constitue, en effet, un grave obstacle au développement des pays pauvres. Ceux-ci n’ont pas les ressources économiques nécessaires pour accéder aux sources énergétiques non renouvelables existantes ni pour financer la recherche de nouvelles sources substitutives. L’accaparement des ressources naturelles qui, dans de nombreux cas, se trouvent précisément dans les pays pauvres, engendre l’exploitation et de fréquents conflits entre nations ou à l’intérieur de celles-ci. Ces conflits se déroulent souvent sur le territoire même de ces pays, entraînant de lourdes conséquences: morts, destructions et autres dommages. La communauté internationale a le devoir impératif de trouver les voies institutionnelles pour réglementer l’exploitation des ressources non renouvelables, en accord avec les pays pauvres, afin de planifier ensemble l’avenir.

E&E : là, on sent bien la différence avec l’approche de son successeur. Benoît XVI reste relativement à distance des réalités : une bonne gestion des ressources énergétiques et ressources naturelles est un défi majeur pour lui. Le pape François sera plus clair, évoquant la crise climatique, l’accès à l’eau potable, les pollutions de tout genre, les inégalités sociales, l’explosion urbaine etc. Idem pour le processus de résolution : là où Benoît XVI rappelle le devoir moral des institutions, François propose une voie de conversion, via le dialogue et la mise en place concrète de nouveaux modes de vie.

Sur ce front aussi, apparaît l’urgente nécessité morale d’une solidarité renouvelée, spécialement dans les relations entre les pays en voie de développement et les pays hautement industrialisés [118]. Les sociétés technologiquement avancées peuvent et doivent diminuer leur propre consommation énergétique parce que d’une part, leurs activités manufacturières évoluent et parce que d’autre part, leurs citoyens sont plus sensibles au problème écologique. Ajoutons à cela qu’il est possible d’améliorer aujourd’hui la productivité énergétique et qu’il est possible, en même temps, de faire progresser la recherche d’énergies substitutives. Toutefois, une redistribution planétaire des ressources énergétiques est également nécessaire afin que les pays qui n’en ont pas puissent y accéder. Leur destin ne peut être abandonné aux mains du premier venu ou à la logique du plus fort. Ce sont des problèmes importants qui, pour être affrontés de façon efficace, demandent de la part de tous une prise de conscience responsable des conséquences qui retomberont sur les nouvelles générations, surtout sur les très nombreux jeunes présents au sein des peuples pauvres et qui « demandent leur part active dans la construction d’un monde meilleur » [119].

E&E : La vision du monde de ce paragraphe semble quand même très marquée par la culture allemande du pape. Son appel à la « prise de conscience » est généreux, et manifeste son sens de la solidarité avec les plus pauvres. Mais là aussi, l’analyse du monde semble très intellectuelle, fonctionnant un peu par catégories, non ?

50. Cette responsabilité est globale, parce qu’elle ne concerne pas seulement l’énergie, mais toute la création, que nous ne devons pas transmettre aux nouvelles générations appauvrie de ses ressources.

E&E : voilà un thème théologique intéressant : peut-on appauvrir la Création divine ? Certains milieux fondamentalistes et climatosceptiques américains considèrent que la créature humaine ne peut pas avoir un impact sur une Création divine forcément surabondante par nature…

Il est juste que l’homme puisse exercer une maîtrise responsable sur la nature pour la protéger, la mettre en valeur et la cultiver selon des formes nouvelles et avec des technologies avancées, afin que la terre puisse accueillir dignement et nourrir la population qui l’habite. Il y a de la place pour tous sur la terre : la famille humaine tout entière doit y trouver les ressources nécessaires pour vivre correctement grâce à la nature elle-même, don de Dieu à ses enfants, et par l’effort de son travail et de sa créativité.

E&E : Par cette affirmation, le pape Benoît XVI répond évidemment aux lectures malthusiennes d’un monde menacé par sa démographie galopante.

Nous devons cependant avoir conscience du grave devoir que nous avons de laisser la terre aux nouvelles générations dans un état tel qu’elles puissent elles aussi l’habiter décemment et continuer à la cultiver. Cela implique de s’engager à prendre ensemble des décisions, « après avoir examiné de façon responsable la route à suivre, en vue de renforcer l’alliance entre l’être humain et l’environnement, qui doit être le reflet de l’amour créateur de Dieu, de qui nous venons et vers qui nous allons » [120]. Il est souhaitable que la communauté internationale et chaque gouvernement sachent contrecarrer efficacement les modalités d’exploitation de l’environnement qui s’avèrent néfastes. Il est par ailleurs impératif que les autorités compétentes entreprennent tous les efforts nécessaires afin que les coûts économiques et sociaux dérivant de l’usage des ressources naturelles communes soient établis de façon transparente et soient entièrement supportés par ceux qui en jouissent et non par les autres populations ou par les générations futures: la protection de l’environnement, des ressources et du climat demande que tous les responsables internationaux agissent ensemble et démontrent leur résolution à travailler honnêtement, dans le respect de la loi et de la solidarité à l’égard des régions les plus faibles de la planète [121]. L’une des plus importantes tâches de l’économie est précisément l’utilisation la plus efficace des ressources, et non leur abus, sans jamais oublier que la notion d’efficacité n’est pas axiologiquement neutre.

E&E : l’appel du pape François, en 2009, est bien sûr généreux mais n’a eu aucun écho dans le milieu des responsables internationaux. A noter aussi la petite parenthèse philosophique sur la notion d’efficacité, comme concept « axiologiquement non neutre »… Benoît XVI est bien un théologien. universitaire de formation.

51. La façon dont l’homme traite l’environnement influence les modalités avec lesquelles il se traite lui-même et réciproquement.

E&E : cette affirmation mérite de s’arrêter un peu. Cette « réciprocité » entre la manière dont on traite le monde et dont on se traite soi même est une affirmation très belle, mais qui demanderait de bien plus grands développements théologiques. Et là… rien.

C’est pourquoi la société actuelle doit réellement reconsidérer son style de vie qui, en de nombreuses régions du monde, est porté à l’hédonisme et au consumérisme, demeurant indifférente aux dommages qui en découlent [122]. Un véritable changement de mentalité est nécessaire qui nous amène à adopter de nouveaux styles de vie « dans lesquels les éléments qui déterminent les choix de consommation, d’épargne et d’investissement soient la recherche du vrai, du beau et du bon, ainsi que la communion avec les autres hommes pour une croissance commune » [123].

E&E : changement de mentalité, de styles de vie, de consommation. Les appels sont forts. Mais que faire de l’expression « croissance commune » qui provient d’un texte de Jean Paul II publié en 1991 ?

Toute atteinte à la solidarité et à l’amitié civique provoque des dommages à l’environnement, de même que la détérioration de l’environnement, à son tour, provoque l’insatisfaction dans les relations sociales. À notre époque en particulier, la nature est tellement intégrée dans les dynamiques sociales et culturelles qu’elle ne constitue presque plus une donnée indépendante. La désertification et la baisse de la productivité de certaines régions agricoles sont aussi le fruit de l’appauvrissement et du retard des populations qui y habitent. En stimulant le développement économique et culturel de ces populations, on protège aussi la nature.

E&E : voilà des propos qui demanderaient bien des nuances, il me semble. Là encore, l’usage de concepts catégoriels (« nature », « relations sociales », « développement économique et culturel) rend compliqué la prise en compte du réel. Car, dans bien des régions qui subissent aujourd’hui des formes d’appauvrissements et de retards, les causes principales ne sont pas liées d’abord à leur manque de développement, mais à des phénomènes de corruption politique, d’exploitation économique qui empêchent toute forme de développement.

En outre, combien de ressources naturelles sont dévastées par les guerres! La paix des peuples et entre les peuples permettrait aussi une meilleure sauvegarde de la nature. L’accaparement des ressources, spécialement de l’eau, peut provoquer de graves conflits parmi les populations concernées. Un accord pacifique sur l’utilisation des ressources peut préserver la nature et, en même temps, le bien-être des sociétés intéressées.

L’Église a une responsabilité envers la création et doit la faire valoir publiquement aussi. Ce faisant, elle doit préserver non seulement la terre, l’eau et l’air comme dons de la création appartenant à tous, elle doit surtout protéger l’homme de sa propre destruction. Une sorte d’écologie de l’homme, comprise de manière juste, est nécessaire. La dégradation de l’environnement est en effet étroitement liée à la culture qui façonne la communauté humaine : quand l’« écologie humaine » [124] est respectée dans la société, l’écologie proprement dite en tire aussi avantage. De même que les vertus humaines sont connexes, si bien que l’affaiblissement de l’une met en danger les autres, ainsi le système écologique s’appuie sur le respect d’un projet qui concerne aussi bien la saine coexistence dans la société que le bon rapport avec la nature.

E&E : on l’aura compris. L’approche écologique du pape Benoit XVI est celle du pape Jean-Paul II dont l’anthropologie philosophique et théologique prime dans sa réflexion. Du coup, on a toujours l’impression dans ces textes que l’écologie environnementale est « bien sûr » importante mais elle passe toujours après « l’écologie humaine » ou ne serait qu’une conséquence évidente d’un respect premier de l’écologie humaine. Là aussi, cette filiation mériterait réflexion et en tout cas des nuances. Parce qu’elle maintient les débats dans des sphères souvent liées aux enjeux de bioéthiques humaines (très importants), tout en laissant derrière d’autres enjeux tout aussi cruciaux pour la dignité humaine.

Pour préserver la nature, il n’est pas suffisant d’intervenir au moyen d’incitations ou de mesures économiques dissuasives, une éducation appropriée n’y suffit pas non plus. Ce sont là des outils importants, mais le point déterminant est la tenue morale de la société dans son ensemble. Si le droit à la vie et à la mort naturelle n’est pas respecté, si la conception, la gestation et la naissance de l’homme sont rendues artificielles, si des embryons humains sont sacrifiés pour la recherche, la conscience commune finit par perdre le concept d’écologie humaine et, avec lui, celui d’écologie environnementale. Exiger des nouvelles générations le respect du milieu naturel devient une contradiction, quand l’éducation et les lois ne les aident pas à se respecter elles-mêmes. Le livre de la nature est unique et indivisible, qu’il s’agisse de l’environnement comme de la vie, de la sexualité, du mariage, de la famille, des relations sociales, en un mot du développement humain intégral. Les devoirs que nous avons vis-à-vis de l’environnement sont liés aux devoirs que nous avons envers la personne considérée en elle-même et dans sa relation avec les autres. On ne peut exiger les uns et piétiner les autres. C’est là une grave antinomie de la mentalité et de la praxis actuelle qui avilit la personne, bouleverse l’environnement et détériore la société.

E&E : le ton plus virulent de ce paragraphe témoigne d’un combat ancien que Jean Paul II avait aussi mené. On se rappelle des positions très critiques du Vatican dans certains sommets internationaux sur les populations, quand des programmes de planning familial, d’accès à l’avortement ou à la contraception étaient inclus de fait dans des projets de développements économiques. Ce combat est important, mais il fausse le dialogue sincère avec les acteurs des mouvements écologistes, dans leur complexité et leur diversité.

4 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Merci pour ton analyse de ce texte clé qui avant Laudato Si était un point d’ancrage, à défaut de mieux (il y eu mieux me semble-t-il avec son message pour la journée mondiale de la paix 2010, mais ce n’était pas une encyclique) . La révolution opéré par François est effectivement de ne pas systématiquement noyer le poisson en contrebalançant son analyse de la crise écologique par des considérations sur la morale familiale ou les enjeux bio éthique comme préalable à toute action, sapant ainsi toute base de dialogue et différant la prise de conscience réelle des catholiques. On commence toujours par donner des leçons aux autres, avant de procéder à notre propre examen de conscience.

    Ainsi, si la considération suivante du paragraphe 51 avait été vraie: « La dégradation de l’environnement est en effet étroitement liée à la culture qui façonne la communauté humaine : quand l’« écologie humaine » [124] est respectée dans la société, l’écologie proprement dite en tire aussi avantage », alors, les bons catholiques que nous sommes auraient été de tout temps des parangons de l’écologie environnementale, et les ONG de défense de l’environnement, comme les amis de la terre, FNE, Greenpeace et autre, des bandes de tartuffes de la cause. Or nous savons que c’est exactement l’inverse. Cette analyse biaisée, me semble encore largement présente dans nos rangs à en croire les conclusion décevantes de la dernière assemblée de Lourdes.

  2. Guth Béatice dit :

    Merci pour ce commentaire montrant l’évolution des textes
    Je voudrais préciser que le panthéisme aujourd’hui est bien présent
    au niveau de pratiques agricoles, de la façon de jardiner

  3. dlang dit :

    Bonjour Béatrice, merci pour votre commentaire. Que voulez vous dire pour ces pratique agricoles panthéistes ?

  4. Guth Béatice dit :

    Bonjour Dominique ,par Ex j’ai le projet de conduire le jardin en permaculture pour des raisons climatiques et techniques
    Je suis allée voir sur le site permaculture je vois « que le monde n’attend pas de salut mais la joie »
    ou cette affirmation: »Dieu féconde les sillons »lorsque tu laboures entendu
    lors d’une formation (agriculture bio)

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