NKM et la conversion verte des Eglises…

La revue La Vie publie un intéressant entretien avec la ministre française de « l’écologie », abordant sous différents angles le rapport entre écologie et vie spirituelle. On peut retrouver l’intégralité de l’entretien ici.

Extraits : (interview par Olivia Elkaim et Olivier Nouaillas – publié le 02/03/2011)

(…) Le christianisme a un impact sur les consciences. Quel rôle a-t-il à jouer pour que les citoyens changent de comportement ?

Il y a quinze ans, des débats idéologiques mettaient en avant le fait que les protestants étaient plus « branchés » écologie que les catholiques. Les différents livres de la Bible portaient-ils le même message en matière environnementale ? Selon les interprétations de la Genèse, il y a des postures différentes : la conservation de la Nature ou bien son exploitation. Certaines lectures portent à une vision prométhéenne – exploitation, transformation de la Nature – d’autres poussent à une préservation. Le message évangélique n’est pas univoque.

(…) Vous avez deux enfants. Qu’est-ce que ça a changé dans votre rapport à l’environnement ?

Quand arrive un enfant, on s’interroge sur la santé environnementale, sur l’alimentation, c’est très commun et ne m’est pas particulier. On est prêt à accepter des choses pour soi qu’on ne veut pas tolérer pour lui : on souhaite que dans l’immédiat, l’environnement du bébé soit sain, qu’il ne démarre pas sa vie avec des handicaps. On pense davantage aussi aux générations futures : que leur laisse-t-on comme héritage ? La maternité est un moment où l’on est très angoissée, mais on a accès à très peu d’informations.
(…) Que pensez-vous du mot « sobriété », à la confluence des deux concepts, écologie et spiritualité ?

Je l’ai mis en avant, à l’occasion du Grenelle, notamment lors du débat sur croissance et décroissance, qui selon moi, reste une impasse idéologique. Le mot « croissance » est ambigu. Un enfant grandit en taille, en savoir, en maturité… L’être humain est multidimensionnel. La croissance et la décroissance ne sont donc pas une fin en soi. Le terme « sobriété » est plus intéressant. On garde des objectifs de développement humain, de société, mais on ne sombre pas dans la démesure. On ne met pas en danger l’avenir. Dans les théories autour des retraites dans les monastères, il y a de cela : on se retire du monde pour se retrouver soi-même et réfléchir à autre chose, se laisser remplir par d’autres enjeux.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s