La Parole de Dieu et la sauvegarde de la création

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Dans l’exhortation apostolique Verbum Domini que Benoit XVI vient de publier, en écho au Synode sur la place de la Parole de Dieu dans les communautés chrétiennes, on peut remarquer cet intéressant passage (n°108).

108. L’engagement dans le monde, que requiert la Parole divine, nous pousse à regarder avec des yeux nouveaux le cosmos tout entier, créé par Dieu et qui porte déjà en lui les traces du Verbe, par lequel tout a été fait (cf. Jn 1, 2). En effet, nous avons aussi, comme Chrétiens et messagers de l’Évangile une responsabilité vis-à-vis de la création. Si, d’un côté, la Révélation nous fait connaître le dessein de Dieu sur le cosmos, de l’autre, elle nous amène aussi à dénoncer les attitudes erronées de l’homme, quand il ne reconnaît pas toutes les choses comme l’empreinte du Créateur, mais comme une simple matière à manipuler sans scrupules. De cette manière, l’homme manque de l’humilité essentielle qui lui permet de reconnaître la création comme un don de Dieu qu’il doit accueillir et utiliser selon son dessein. Au contraire, l’arrogance de l’homme qui vit ‘comme si Dieu n’existait pas’, le porte à exploiter et à défigurer la nature, en ne reconnaissant pas en elle une oeuvre de la Parole créatrice. À partir de cette vision théologique, je désire répéter les affirmations des Pères synodaux, qui ont rappelé « qu’accueillir la Parole de Dieu témoignée dans l’Écriture Sainte et dans la Tradition vivante de l’Église, engendre une nouvelle manière de voir les choses, en promouvant une authentique écologie, qui plonge sa racine la plus profonde dans l’obéissance de la foi […], en développant une sensibilité théologique renouvelée à la bonté de toutes les choses créées dans le Christ ». L’homme a besoin d’être à nouveau éduqué à l’émerveillement et à reconnaître la beauté authentique qui se manifeste dans les choses créées.

 

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. JULIER dit :

    Pour ceux qui aurions des propositions techniques en matière d’écologie serait-il possible de vous les communiquer?
    Passionné d’arboriculture, depuis le début de l’usage du phytosanitaire (usage de traitements chimiques contre likens, mousses et parasites de toute sortes) nous avons eu recours , en la matière , à la biochimie avec toutes les conséquences qu’on lui reconnait en matière d’environnement et de santé publique.
    Au moins une autre solution existe: la bio-chirurgie. C’est un procédé déjà connu et usité par ailleurs mais pas en arboriculture fort curieusement.

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