Des hosties bio…

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Un intéressant article repéré dans la version canadienne du journal Métro. Auteur : Mathias Marchal, 17 octobre 2011. On peut retrouver la page ici.

Certains disent que l’écologie est devenue une religion. Mais l’inverse est en quelque sorte également vrai  : la religion se tourne de plus en plus vers l’écologie. Parlez-en à Norman Lévesque, directeur du programme Église verte, qui est piloté par le Centre canadien d’œcuménisme. Qui dit église verte, ne dit pas uniquement église chauffée grâce à la géothermie comme à Saint-Cajetan, ou centre pastoral disposant d’un potager sur le toit comme à Pointe-Saint-Charles.

Être une paroisse verte peut aussi signifier privi-légier l’achat local. Ainsi, depuis le mois de mai, le sang du Christ est désormais québécois. Trois vins du vignoble des Côtes d’Ardoise, l’un des meilleurs vignobles du Québec, ont ainsi obtenu le statut de vin de messe. « En remplaçant le Cribari, qui venait jusqu’ici de Californie, par un vin de messe québécois, on diminue la pollution liée au transport sur 4 000 km de 50 000 bouteilles chaque année et on favorise l’économie locale», explique M. Lévesque.  Il paraîtrait même que l’évêque de Saint-Hyacinthe, Mgr François Lapierre, aurait dit ceci en goûtant le nouveau vin de messe : «Eh bien, je pense qu’avec ce vin, on va augmenter la dévotion au Québec!» De plus, d’ici quelques mois, le corps du Christ sera biologique. Les sœurs Clarisse de Valleyfield, qui sont responsables de la production des hosties au Québec, travailleront bientôt avec de la farine biologique produite par la Meunerie Milanaise, en Estrie. Le slogan du communiqué de presse prévu pour annoncer la nouvelle est déjà prêt : «Du bio en hostie!» Qui a dit que les ecclésiastiques n’avaient pas le sens de l’humour?

Pour le futur, L’Église verte prévoit aussi la création d’une certification environnementale qui comprendrait plusieurs critères tels que l’implantation d’un système de covoiturage pour aller à la messe et la réduction du papier pour imprimer les paroles des chants liturgiques. «On prévoit aussi un critère qui inviterait les prêtres à faire au moins deux homélies liées à l’environnement chaque année», indique Norman Lévesque. Afin d’aider ceux qui manqueraient d’inspiration, le projet Gardiens de la Création a recensé une vingtaine de références à l’environnement dans la Bible, comme celle-ci : «Si ma terre se plaint contre moi […] alors les épines remplaceront le blé et les herbes puantes remplaceront l’orge (Job 31, 38-40).»

  •  Églises LEED. Au Canada, une seule église détient la certification LEED (Leadership in Energy and Environmental Design), une norme de construction écolo­gique. Il s’agit de la paroisse passioniste St-Gabriel à Toronto, qui a obtenu la certification LEED or en avril 2007.  L’édifice respecte les principes de l’écothéologie. «Toute la façade sud est en verre transparent pour attirer le regard des fidèles vers l’extérieur, vers les espaces sacrés de toute la création», disait en mars 2011 l’architecte Roberto Chiotti au magazine Architecture. Deux autres projets d’églises protestantes LEED sont en cours de réalisation à Ottawa et à Barrie, en Ontario.
  •  Le Québec compte déjà 16 paroisses vertes (9 catholiques et 7 protestantes) qui seront certaine­ment en lice quand la future certification environnementale sera officialisée.

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