« Ce document, qui a su tirer profit des apports faits par les organisations de la société civile, met le droit à l’alimentation au centre des politiques et reconnait le rôle central des petits propriétaires fermiers, des populations de pêcheurs artisanaux, des peuples pasteurs ou indigènes pour achever cette sécurité alimentaire. Il souligne aussi le rôle centrale des femmes dans la chaîne d’accès à l’alimentation. »
C’est Gisèle Henriques qui le dit, elle qui est chargée du suivi des politiques de l’alimentation au sein du CIDSE. Elle réagit ainsi à l’adoption du GSF (Global Stratefic Framework), un document programme adopté par le Comité pour la sécurité alimentaire mondiale (CFS) réuni à Rome le 17 octobre dernier. Ce GSF offre un plan d’ensemble pour coordonner les décisions globales autour des urgences agricoles et alimentaires. Si ce plan est vraiment mis à l’oeuvre, il constituerait une vrai raison d’espérer pour les populations les plus menacées, selon l’expression même de l’alliance internationale des agences catholiques pour le développement (CIDSE). C’est ainsi l’agroécologie qui aussi reconnue ainsi que la nécessité de producteurs à taille familiale pour répondre aux défis alimentaires et climatiques à venir.Reste la question de la souveraineté alimentaire, non abordée ici, comme le rappelle Maureen Jorand, du CCFD-Terre Solidaire. Ce sera sur ce sujet que le CIDSE continuera de se mobiliser notamment pour s’assurer que ce sont bine les personnes elles-mêmes qui soient au coeurs des décisions politiques.
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