On a déjà parlé sur ce blog de « l’autre » sainte catholique écologique, qui a été canonisée récemment, sainte Katéri Tekakwitha.
Cette jeune iroquoise née vers 1656 dans le nord-est américain d’une mère chrétienne capturée par les Iroquois, reçue d’elle la foi et fut baptisée dans sa jeunesse après avoir été catéchisée par un Jésuite missionnaire. « Je ne suis plus à moi ; je me suis donnée tout entière à Jésus Christ. Il ne m’est plus possible de changer de maître, » dit-elle un jour à son confesseur. Morte à l’âge de 24 ans, après une vie faite de renoncements et de prière, celle qui fut surnommée le « lys des Mohwaks » a désormais une réputation qui rayonne sur d’autres peuples indiens.
Ainsi, le 21 octobre 2012 dernier, au moment de sa canonisation à Rome par le pape Benoît XVI, Sainte Katery a aussi permis au chef coutumier du village guyanais de Bellevue (Iracoubo) d’être là. Quelques mois plus tard, c’est tout son village qui s’est mis sous le patronage de cette belle figure de la sainteté indienne. Mgr Ghislain Laffont, évêque de Guyane, témoigne sur son site Facebook :
» Dimanche 13 janvier, ce fut un grand jour à Bellevue, village amérindien de la commune d’Iracoubo. Nous avons célébré la canonisation de la patronne du Village, Sainte Katéri Tekakwitha en présence de Chantal Berthellot, député de la 2ème circonscription, du Maire et Conseiller Général Daniel Mangal, de Jean-Claude Labrador, Conseiller régional et de Cécile Kouyouri, Chef coutumier du village. »
DL