Sacramentale agriculture

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Land Institute« Une telle approche offre une vraie nourriture spirituelle basée sur la pratique des vertus traditionnelle. Les éco-paysans et leurs clients font le choix de vies plus simples, basées sur la consommation de produits locaux. Ils peuvent développer des liens de solidarité plus fort avec les petites communautés locales.  En fait, l’éco-paysannerie contient une part de « souffrance salutaire » puisque nous restaurons ainsi la Création et nous renouvelons notre rôle en son sein. C’est là le cœur même de l’Évangile, qui montre en quoi le sacrifice est rédempteur. Ainsi, une telle agriculture devient elle sacramentelle ! »

C’est le P. Bud Grant qui s’exprime. Ce professeur de théologie à l’Université Saint-Ambroise de Davenport, dans l’Iowa, enseigne aussi l’éthique environnementale. C’est à ce titre qu’il s’est intéressé récemment à l’agroécologie, notamment tel que les chercheurs du Land Institute dans le Kansas la développe depuis quelques décennies à la suite de Wes Jackson et de ses « agro-écosystèmes ». Une démarche passionnante qui veut mobiliser davantage les écosystèmes agricoles pour assurer des productions végétales et animales plus adaptées et moins consommatrices en énergie. Ainsi par exemple, repartir des ruminants traditionnels américains, tels les bisons, les élans etc. pour transformer les prairies naturelles très riches en éléments nutritifs non transformés habituellement dans les agricultures traditionnelles, permettrait d’éviter l’usage d’herbicides, et autres produits chimiques dangereux. Une approche qui ferait sortir d’un modèle intensif délétère aussi sur le plan social…

DL

 

 

 

 

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Pierre J dit :

    Article très intéressant mais dommage que les liens renvoient à des écrits en langue anglaise. Leur diffusion s’en trouve ralentie. Merci au moins à Dominique Lang de nous faire découvrir cette belle réflexion.

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