Bali pas ballot

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<p>Recyclage des huiles usag&eacute;es</p><br /><p><sup>(Photo: Caritas Suisse)</sup></p><br />Du côté de la solidarité aussi, la prise en compte des défis environnementaux progresse. Un exemple parmi beaucoup d’autres : la Caritas Suisse s’est engagée à Bali dans un projet de recyclage des huiles des restaurants et hôtels de cette ville touristique d’Indonésie. Une initiative qui répond aussi à un besoin vue les grandes quantités d’huiles de fritures utilisées chaque jour dans ces lieux. Des huiles qui jusque là étaient jetées dans la nature ou revendues à des petits commerçants… Autant de danger potentiels donc pour la santé et dont les plus pauvres sont les premières victimes. C’est donc à ce défi que la Caritas à tenté de répondre :

En février 2013, l’entreprise sociale Lengis Hijau a été créée spécialement pour le recyclage des huiles végétales usagées. Les huiles usagées des hôtels et restaurants balinais sont récupérées par des camionnettes, amenées et traitées dans l’entreprise située dans la ville de Denpasar. Avec ces huiles, Lengis Hijau fabrique du diesel bio d’un degré de pureté de 99%. Le diesel bio ainsi récupéré est vendu et la recette sert à couvrir les coûts d’exploitation de l’entreprise. Ce diesel bio est acheté par des hôtels qui produisent ainsi leur eau chaude ou le courant électrique de manière respectueuse du climat. Grâce à ce procédé, ces hôtels peuvent réduire leur empreinte de CO2 et montrent qu’ils prennent au sérieux leurs responsabilités sociales et écologiques tout en restant compétitifs. La réduction de CO2 qui en résulte est vendue sous forme de certificats d’émissions à l’organisateur de voyages Kuoni qui peut ainsi améliorer son bilan de CO2. Les recettes de ces ventes permettent de rembourser les investissements initiaux. Durant le second semestre 2013, Caritas va transmettre entièrement la responsabilité du recyclage des huiles à Lengis Hijau. Il faudra toutefois encore compter du temps avant que l’entreprise sociale soit économiquement solide et stable. Pour le moment, elle ne peut traiter que 50% de la quantité d’huile nécessaire à une exploitation économique viable. La raison ? Même si beaucoup d’hôtels et restaurants se déclarent officiellement intéressés par cette coopération, les structures informelles de reprise des huiles par la chaîne alimentaire des populations pauvres continuent de fonctionner, déplore Caritas. Caritas et Lengis Hijau se sont donc engagés avec les autorités locales pour renforcer la conscience des populations locales et des collaboratrices et collaborateurs des hôtels et restaurants des dangers pour la santé que représentent les huiles usagées.

DL

Source : Apic

(Photo: Caritas Suisse)

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. CHENEBEAU MICHEL dit :

    C’est bien sur une bonne initiative, mais Bali manque cruellement de structures efficaces de traitements de déchets, tout ou presque part, via les cours d’eau à la mer. Les beaux hôtels nettoient un peu la plage devant leur établissement, mais ailleurs la pollution est visible, et ce sont les touristes qui malheureusement y contribuent le plus.
    Michel

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