ETHIQUE -Robot pour être vrai ?

Roboéthique.jpgLe Pape François a reçu il y a quelques jours les participants à l’assemblée générale de l’Académie pour la Vie à l’occasion d’une réunion ayant pour thème la « roboéthique ». Occasion pour lui de souligner les risques d’une civilisation dominée par la course en avant technologique.

Nous avons besoin de nouvelles formes de règles éthiques dans l’usage des robots. A ce niveau, deux aspects à considérer : le premier est le monde du travail parce que les robots remplacent les hommes dans certains emplois. L’impact des robots sur le monde de l’emploi. Le second problème est l’attribution des responsabilités. Qui est responsable quand un robot commet fait un dommage ? celui qui l’a fabriqué, celui qui l’a vendu, celui qui l’a utilisé ? En somme, le problème n’est pas de savoir si les robots devraient reconnaitre aux robots la qualité de personne. Mais le débat se porte sur le type de société que nous voulons créer. C’est seulement en déterminant la société que nous voulons construire que nous trouverons la place et la qualification à donner au robot.
La réflexion est de Luciano Foridi, un des intervenants de ce colloque très riche, organisé à l’occasion des 25 de la fondation de cette Académie par Jean Paul II, dont on peut retrouver les divers apports ici.
L’intervention du pape rappelle que le progrès en lui-même n’est pas forcément synonyme de progrès. Car le besoin d’efficacité qui peut en être le moteur n’est pas forcément compatible avec la dignité humaine fondamentale. La robotique, poussée à l’extrême en témoigne, puisqu’elle peut prendre la main sur la décision humaine. Les progrès en neurosciences aussi, touchant à ce qui fait la spécificité même de l’activité cognitive et délibérative humaine, aussi. Pour le pape argentin, l’intelligence artificielle (IA) semble déjà exprimer ce renversement contestable

«Nous devons mieux comprendre ce que signifient, dans ce contexte, l’intelligence, la conscience, l’émotivité, l’intention affective et l’autonomie de l’agir moral».

Sinon, c’est un risque de fonctionnement mécanique (alimenté par la puissance des algorithmes actuels) qui s’impose, niant le fait que le « tout est bien supérieur aux parties » comme le souligne souvent François

«La tentative d’expliquer toute la pensée, la sensibilité, le psychisme humain sur la base de la somme fonctionnelle de ses parties physiques et organiques, ne rend pas compte de l’émergence des phénomènes de l’expérience et de la conscience. Le phénomène humain dépasse le résultat de l’assemblage calculable des éléments seuls», a martelé François.

Source : Cyprien Viet – Cité du Vatican

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