ECOLOGIE INTEGRALE – Pour une économie moins pyromane

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Le pape François poursuit sans relâche sa mobilisation pour tenir les consciences en éveil face aux défis écologiques actuels.

Dans sa récente encyclique Fratelli tutti, qui est directement liée à sa précédente Laudato si, une même écologie intégrale se déploie, celle de l’attention à l’autre/Autre, celle du soin, celle du dialogue, celle du combat pour la justice. On y reviendra sur E&E très bientôt.

Plus récemment, encore il a transmis un message vidéo transmis aux participants d’un évènement TED (Countdown) qui mobilisait sur une échelle mondiale des acteurs divers pour avancer sur les solutions à proposer pour répondre à cette crise (le pape est déjà intervenu par le passé dans des conférences TED…). EN voici quelques extraits :

Le système économique actuel n’est pas viable. Nous sommes confrontés à l’impératif moral, et à l’urgence pratique, de repenser beaucoup de choses : comment nous produisons, comment nous consommons, penser à notre culture du gaspillage, la vision à court terme, l’exploitation des pauvres, l’indifférence à leur égard, l’augmentation des inégalités et la dépendance aux sources d’énergie nocives. (…) (L’actuelle situation de pandémie et de la crise socio-environnementale) nous confronte tous à la nécessité d’un choix. Le choix entre ce qui compte et ce qui ne compte pas. Le choix entre continuer à ignorer les souffrances des plus pauvres et maltraiter notre maison commune, la Terre, ou s’engager à tous les niveaux pour transformer notre façon d’agir. (…) (L’économie) ne peut pas se limiter à la production et à la distribution. Elle doit nécessairement tenir compte de son impact sur l’environnement et la dignité de la personne. (…) (Il s’agit de) «construire, dans la prochaine décennie, un monde où les besoins des générations actuelles pourront être satisfaits, y compris ceux de chacun, sans compromettre les possibilités des générations futures. (…) Je voudrais inviter tous les hommes de foi, chrétiens ou non, et tous les hommes de bonne volonté à entreprendre ce voyage, à partir de sa foi ou, s’il n’a pas la foi, de sa volonté, de sa propre bonne volonté. Chacun d’entre nous, en tant qu’individus et membres de groupes -familles, communautés religieuses, entreprises, associations, institutions- peut apporter une contribution significative».

Il termine son intervention en rappellant l’engagement nécessaire pour l’éducation à tous niveaux pour protéger la maison commune, la lutte à mener pour protéger l’accès à l’eau potable et aux ressources alimentaires. Et aussi il appelle à une sortie urgente des énergies fossiles. Cela passe, au niveau économique, par un modèle plus « intégral » des choix et des investissements, en mettant au centre  » des paramètres tels que la durabilité, la justice sociale et la promotion du bien commun. (…) La terre «doit être travaillée et entretenue, cultivée et protégée ; nous ne pouvons pas continuer à la presser comme une orange. Et nous pouvons dire que cela, prendre soin de la terre, est un droit de l’homme. Chacun de nous peut jouer un rôle précieux si nous nous mettons tous en route aujourd’hui. Pas demain, aujourd’hui. Car l’avenir se construit aujourd’hui, et il ne se construit pas seul, mais en communauté et en harmonie».

Enfin, dans un message récent donné lors de l’Angélus, le pape a rappelé à tous la préoccupation face aux grands incendies qui frappent l’ouest américain, mais aussi en Amérique du sud, notamment dans le Pantanal paraguayen.

«De nombreux incendies sont causés par une sécheresse persistante, mais il y a aussi des incendies causés par l’homme. Que le Seigneur soutienne ceux qui souffrent des conséquences de ces catastrophes et nous rende attentifs à la préservation de la création»,

Le site Vaticannews.va explique :

Les incendies dans l’Ouest américain sont une réalité régulière, surtout en fin d’été, mais ils ont pris une ampleur particulière cette année. Cinq des six incendies les plus étendus de l’histoire de la Californie ont ainsi été recensés en 2020. L’Oregon a également été durement frappé, avec l’évacuation de 10% de la population totale de l’État, Sur l’ensemble du territoire des États-Unis, plus de 2,6 millions d’hectares sont partis en fumées et les autorités déplorent plus de 40 morts.

En Amérique du Sud, c’est notamment dans le Pantanal, au Brésil, et dans la région du Chaco, au Paraguay, que de graves dégâts sont enregistrés. Les évêques du Paraguay ont appelé à des changements dans les comportements de la population et dans la gestion étatique, la pratique courante des feux de défrichage ayant dégénéré en incendies incontrôlables.

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