La latino et la centrale au charbon

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Kimberly Wasserman s’est convertie au catholicisme en 2004, après son mariage avec Harvey. Cette foi nouvelle a renforcé son engagement dans un combat environnementaliste qu’elle mène depuis des années et qui vient d’être récompensé par le Goldman Environmental Prize 2013 (parmi 5 autres), un des prix les plus célèbres (et doté de 150 000 $ pour les élus) récompensant des personnes engagées dans la défense de l’environnement.  « Notre foi en Dieu nous rend responsable de faire ce qui est juste pour les gens et la planète », explique Kimberley, jeune mère de 36 ans, qui lutte depuis plus de 15 ans contre les méfaits des industries du charbon dans la banlieue de Chicago.

Tout est partie d’un constat ordinaire en 1998, alors qu’elle n’avait que 21 ans : l’apparition d’une crise d’asthme sévère chez son jeune enfant de 2 mois, né à Little village, une banlieue du sud de Chicago, composée de 100 000 résidents essentiellement d’origines latinos. Or c’est là aussi que règnent en maître deux entreprises parmi les plus polluantes de la région, surnommées « fabriques à nuage », tant leurs cheminées recrachent tout au long du jour les résidus de la combustion du charbon. Fisk and Crawford font parties des industries les plus anciennes du pays et appartiennent au groupe Midwest Generation.

Or Kimberley, qui est aussi la fille de deux militants très actifs sur les questions de justice sociale aux Etats-Unis, venait juste de rejoindre une organisation locale de défense de l’environnement (LVEJO) et s’est donc mis en tête de comprendre l’origine de la maladie de son fils. A force de recherches et d’enquêtes menées par un patient porte-à-porte dans le quartier, elle pris conscience que la pathologie de son fils n’était qu’une parmi bien d’autres insuffisances respiratoires dans cette banlieue.

En 2000, une étude de la Harvard School of Public health confirme ses craintes en pointant du doigt les industries locales. 40 morts prématurées, 550 visites aux urgences, 2800 crises asmathiques chaque année sont ainsi directement reliées à ces pollutions locales. Un constat d’autant plus sinistre que l’électricité produite par ces centrales à charbon ne dessert même pas les habitants de la région.

Il fallu créer une coalitition d’associations pour le défense de la qualité de l’air, qui mobilisa les habitants, les informant de ces résultats. Il fallu un coup d’éclat de Greenpeace dont des volontaires se firent attachés deux jours durant sur les cheminées des usines. Il fallu organiser des « toxics tours » dans le secteur pour sensibiliser le grand public. Il fallu un sitting dans le hall de la mairie par 41 jeunes. Il fallu enfin l’élection d’un nouveau maire en 2011 pour que les choses changent. En l’occurence, c’est Rahm Emmanuel qui fut élu, un ancien de l’administration Obama, qui prit la décision en 2012 d’interpeller le groupe industriel. « Vous avez 90 jours pour mettre vos installations au niveau des normes de sécurité maximales en ce qui concerne la pollution et les émissions de gaz à effet de serre. Ou bien vous fermerez. » Et c’est cette dernière option qui se réalisa.

Un regret pour Kimberley qui aurait aimé que les employés de ces usines puissent entrer dans une dynamique positive, en lien avec la prise de conscience environnante. Mais la peur d’être licencié à visiblement prédominé. Et a donc quand même mené à leur licenciement. Or, « nous avons une responsabilité partagée, et pas seulement avec ceux avec qui nous sommes d’accord », conclut Kimberley.

DL

Source : Eco Catholic, d’après un article de Sharon Abercrombie. Trad. E&E

 

 

 

 

Wasserman is continuing to do just that. She and her volunteers are developing the design for a park, which LVEJO helped bring about last year. It is the first park to be built in the Little Village neighborhood in more than 75 years.

And then there is the group’s public transit campaign. LVEJO was able to get a new bus line installed in the neighborhood, « but they gave us only a third of the full route, so we are going to advocate for the rest of the route until we get it, » she told Grist.

It’s a pretty safe bet that they will get their bus line. As Emanuel noted with a smile during a brief Grist video about the coal plant closings, « Kimberly Wasserman is a force to be reckoned with. »

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. CHENEBEAU MICHEL dit :

    C’est une belle victoire, mais quelqu’un pourrait-il me dire, si cette fermeture est en partie liée à l’exploitation du Gaz de shiste qui fait baisser momentanément le prix du gaz pour le rendre plus que le charbon. Question subsidiaire : par rapport au charbon quel est le bilan CO2 de ce même gaz ?
    Merci pour vos commentaires.
    Michel

  2. dlang dit :

    Pour plus d’infos sur les gaz de schiste on peut lire avec intérêt le dernier numéro de Science et vie ainsi que de la revue Diplomatie (n°52) qui consacrent des dossiers très détaillés.

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