FORETS – Quand le dialogue interreligieux ouvre à la protection des forêts

2017 ECOLOGIE Eglises Rencontre Oslo Forêts tropicales
L’année dernière à Oslo, le ministre de l’environnement et du climat,  Vidar Helgesen, s’adressait aux participants de l’Initiative interreligieuse pour les forêts tropicales.
Photo: Ronny Hansen

Le bassin du Congo, l’autre grand poumon vert de la planète, vaut bien, lui aussi, une mobilisation forte des acteurs de la société africaine. Il y a quelques jours des représentants religieux ont appelé à des actions communes de protection.

Ainsi, ce 30 mai, à Kinshasa, ce sont une vingtaine de représentants de confessions religieuses (catholiques et protestants, mais aussi musulmans) et de peuples autochtones en République démocratique du Congo (dont les populations pygmées) qui se sont engagés pour une action commune en faveur de la protection de la forêt du Bassin du Congo, une première après la rencontre de chefs spirituels à Oslo en juin dernier.

A Oslo, en effet, cette rencontre était dédiée à lutter contre la déforestation, fléau qui prive chaque année la planète de dizaines de milliers de km2 de forêt tropicale, en mobilisant les autorités morales locales. Chrétiens, musulmans et juifs, hindous, et bouddhistes, taoïstes etc se sont retrouvés pour trois jours de discussions avec des représentants des populations autochtones, des climatologues et des experts des droits de l’Homme en vue d’adopter un plan d’action interconfessionnel pour la forêt tropicale (avec le soutien du PNUD) en 2018.

A cette époque, Lars Løvold, directeur de l’ONG Rainforest Foundation Norway, l’un des initiateur, avait déclaré

« Nous croyons que c’est la première fois de l’Histoire que des leaders de toutes les principales religions et croyances, des autochtones des pays abritant une forêt tropicale, des scientifiques, des gouvernements unissent leurs forces pour protéger l’écosystème le plus riche et unique sur Terre: la forêt tropicale humide. »

Et William Vendley, secrétaire général de l’ONG Religions for Peace, a rappelé que

« Les religions du monde, chacune à sa façon, contiennent un appel moral à protéger les forêts tropicales »

 

En 2018, la rencontre de Kinshasa a voulu « sensibiliser les différentes confessions religieuses en vue d’une action commune au bénéfice de la protection des forêts tropicales et spécialement la forêt du Bassin du Congo », a expliqué Henri Muhiya de la commission des ressources naturelles de l’Eglise catholique. Et cela passe notamment par la promotion des valeurs traditionnelles congolaises dans des forêts dites « sacrées » – espaces interdits d’accès mais réservés à certains rites d’initiation ou autres rites spirituels. Mais il s’agit aussi d’essayer « d’influencer les politiques positivement mais aussi d’influencer le comportement des multinationales » au profit de l’exploitation rationnelle de la forêt congolaise. »A quoi servirait aux multinationales de voir la planète disparaître ? »

 

 

 

E&E

 

Source : Art. La Croix Africa (avec AFP), le 31/05/2018 à 17h10

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s