SPIRITUALITE -Le temps de la transition intérieure

L’ami Jean Baptiste a pris le temps de retranscrire les propos de Michel Maxime Egger lors de son intervention récente au sein de l’Université européenne assomptionniste (dont la vidéo a été déjà publiée sur E&E). En voici donc le texte.

Et merci à à Jean Baptiste

Université européenne assomptionniste    Juin 2018 / Au Forum 104, lieu de rencontre et d’échanges… Spiritualité de la reliance à soi aux autres à la terre à l’Autre quel que soit le nom qu’on lui donne. L’Université européenne assomptionniste 2018 qui s’est déroulée il y a quelques semaines a eu pour thème « L’intériorité ». A cette occasion, elle a notamment donné la parole à Michel Maxime Egger, sur le thème « Unifier notre être pour faire la paix avec la terre ».Sociologue et théologien, Michel Maxime Egger est auteur de plusieurs essais sur les dimensions intérieures de l’écologie, dont Ecospiritualité – Réenchanter notre relation à la nature (Jouvence, 2018). Il est responsable du laboratoire de la « transition intérieure » à Pain pour le prochain. Il est co-directeur de la collection « Fondations écologiques » aux éditions Labor & Fides et anime le réseau www.trilogies.org.

Unifier notre être pour faire la paix avec la Terre

Répondre en profondeur à la crise écologie nous met devant l’urgence d’avancer dans une révolution culturelle audacieuse » (Laudato si’). Une métanoïa personnelle et collective qui appelle, dans l’éveil du cœur-esprit, à écouter en nous la Terre qui pleure, voir la Création avec des yeux neufs et réorienter notre désir.

Merci d’avoir inscrit la relation à la terre et l’écologie dans les voies de l’intériorité. Souvent l’écologie est ramenée soit à des questions de morale ou d’action en oubliant cette forme intériorité que l’on pourrait appeler une intériorité eco-citoyenne..

Le mot éco-spiritualité est un néologisme mais on peut parler d’écologie spirituelle. Le fait s’associer écologie et spiritualité c’est une manière de souligner l’unité, profonde qu’il y a entre l’engagement ecologique et la vie spirituelle. Il ne s’agit pas d’ajouter une couche écologique ou de verdir un chemin spirituel ni à l’inverse de donner une dimension intérieure à un cheminement écologique. Les deux sont indissociables. Je pense à l’encyclique du pape François qui dit bien que le souci ecologique n’est pas secondaire mais fait partie intégrante de la foi, de l‘expérience chrétienne. Il est bien sur le plan non des idées et de la théorie mais de l’expérience.

Unifier… pour faire la paix avec la terre.

Ca sous entend que nous sommes en guerre.. je ne vais pas faire la liste de tous les problèmes écologiques..réchauffement climatique..épuisement des ressources naturelles..Sixième extinction des espèces . Pour reprendre l’expression du pape François «  nous n’avons jamais autant maltraité la terre que ces deux derniers siècles et il ajoute  la terre comme un nouveau pauvre opprimé, dévasté..Il pointe la responsabilité de l’être humain. Si on parle de vie intérieure, d’éco-spiritualité, on le fait en lien avec une situation : l’anthropocène, une nouvelle ère de la vie sur terre qui est marquée par l’impact dominant des activités humaines sur le système terre comme si l’être humain était devenu une force géologique. Bien comprendre le sens de ce qu’on appelle crise écologique qui est un bouleversement systémique et non simplement une crise, un mauvais moment à passer. C’est vraiment un temps de mutation qui est l’expression de l’impasse d’un système socio économique, d’un mode de développement fondé sur la croyance en une croissance matérielle illimitée et qui se heurte aujourd’hui aux limites de la planète, de la biosphère, aux limites de l’être humain. Il y a une dimension de démesure dans ce système la fameuse « hybris » des grecs ( la démesure )…

L’enjeu n’est pas seulement la sauvegarde de la création ça va beaucoup plus loin ; c’est une encyclique sur ce à quoi nous sommes appelés dans cette situation : un changement de paradigme : oser avancer dans une révolution culturelle courageuse. Le patriarche Bartholomée parle de la nécessité d’une conversion d’une métanoia individuelle et collective qui nous appelle  à une transformation globale et radicale de nos manières de vivre mais aussi de nos modes d’être, de nos manières de croire, de penser.. Souvent on limite la spiritualité ou l’intériorité à la sphère personnelle, individuelle. L’intériorité n’est pas seulement individuelle.. elle a une dimension collective, culturelle. Nous portons dans notre être, dans notre âme, dans note psyché une série d’éléments qui sont des reflets, le fruit de toute une culture, cette culture de la modernité occidentale..nous portons en nous – et nous n’en sommes plus très bien conscients – un imaginaire où nous voyons la terre comme un stock de ressources. Elle et devenue une marchandise ..une course au bonheur à travers une consommation matérielle. Une dimension personnelle de conscience mais l’intériorité a aussi une dimension culturelle, collective. Nous sommes porteurs d’une vision du monde d’un système de valeurs qui est à revisiter et à mettre en question.

La transformation à laquelle nous sommes invités ( changement de paradigme ) ce que nous appelons l’écologie extérieure qui est faite de lois, de conventions internationales, de normes, de nouvelles technologies..d’énergies renouvelables,  de tous ces ecogestes qu »on peut faire au quotidien pour limiter notre empreinte écologique, notre empreinte carbone : tout cela est important, nécessaire mais cela ne suffit pas car cette écologie extérieure ne va pas à la racine des problèmes..Ces racines elles sont psychologiques, culturelles et elles sont spirituelles. C’est une écologie horizontale..il manque une verticalité. Quand on parle de changement de paradigme,..transition ( passage d’un mode de développement..d’un système socio économique qui détruit la vie pour aller vers un système socio économique qui respecte, protège, célèbre honore le vivant parce que justement fondé sur des relations rééquilibrées, réharmonisées entre l’être humain et les autres êtres vivants,  la vie. Ce point de vue extérieur est bien illustré par un film  «  DEMAIN » avec toutes ces initiatives, toutes ces alternatives mais on y parle peu ou pratiquement pas de ce que cette transformation sociale et economique implique une  transformation intérieure. La transition c’est beaucoup pus qu’un développement durable. La recherche d’un juste milieu, comme dit le pape François, entre l’écologique, l’économique et le social ne fait que retarder l’effondrement. La transition va plus loin. Transition vient du verbe latin transire : aller au-delà d’une vision du monde, d’une vision de la terre, au delà d’une conception du bonheur..Aller vers où vers une conscience de l’unité. Le philosophe catalan, Raymond Panicar qui parle de la trinité radicale  au sens d’aller à la racine. La tri-unité entre le cosmique, l’humain et le divin. Elle est ce qui sous tend le réel, elle est le fondement du réel. Cette unité est déjà là mais elle n’est pas encore accomplie. On pourrait dire qu’elle a été restaures par le Christ. La finalité de la vie spirituelle est d’accomplir d réaliser cette unité à l’intérieur de nous et dans le monde. A l’inverse toutes les crises économiques sociales, climatiques sont l’expression, la manifestation d’une rupture, d’une dégradation des relations vitales et fondamentales entre ces trois entités : le cosmique, l’humain et le divin..C’était important de repréciser cela…. pour donner tout son sens au chemin d’intériorité éco-citoyenne

Le premier point :

  • Honorer notre peine et notre souffrance pour la terre, pour le monde.

Expresion d’une éco philosophe américaine ( Johana …) .Nous sommes en guerre avec la terre mais est ce que nous en avons vraiment conscience ? Le pape François met le doigt sur ce qu’il appelle le déni de réalité, l’indifférence, la résignation, la confiance aveugle dans la technologie. L’enjeu : sortir de ce déni. Un fossé qui existe entre d’un côté la gravité de la situation, des maladies de la planète avec tous les chiffres et les informations dont nous disposons et la réalité des changements de comportements largement insuffisants et l’insuffisance des mesures politiques.

Pourquoi ce iatus, pourquoi ce fossé ?

L’être humain contemporain est très souvent un être divisé intérieurement entre sa tête et son cœur. Toutes ces inforamtions dont nous disposons, que nous recevons par les medias..nourrissent la tête, le mental.. elle fait turbiner mais ces informations est ce que véritablement elles touchent notre cœur ? blessent notre cœur..embrasent notre cœur.. Si la terre souffre ( la terre pleure comme une bon en partie de l‘humanité ) ; est-ce que moi je pleure de ces pleurs de la terre ? dans le texte de l’évangile ces deux aveugles implorent le Christ de les guérir. Le Christ est ému la racine du mot : pris aux entrailles. Est e que nous sommes pris aux entrailles par ce qui arrive à la terre ?

Le courage qui nous permet de nous mettre debout, de dire non..de dire oui, c’est le cœur brûlant. Si le climat se réchauffe c’est peut être parce que nos cœurs  sont trop froids. Division intérieure entre la tête et le cœur.

  • Nous sommes d’autant moins touchés par ce qui arrive à la terre que nous vivons comme des êtres déconnectés de la terre. Nous sommes des êtres hors-sol ( Pierre Rhabi ) nous visons la nature comme une réalité extérieure comme si nous ne faisions pas partie de la nature et comme si elle ne faisait pas partie de notre être. Ce qui lui arrive ne nous touche peut être pas vraiment !

 

  • L’être humain a une grande capacité de se dissocier intérieurement pour se protéger. Nous développons des mécanismes de défense. On a l’impresion qu’on ne peut pas faire grand chose. Si on prend ces choses au sérieux ca veut dire qu’on va devoir entreprendre des changements assez fondamentaux dans nos modes de vie et de consommation. Remettre en cause certains aspects de notre confort et nous ne sommes peut être pas préparés intérieurement à cela et surtout nous pouvons être envahis par une série d’émotions et de sentiments pas très agréables : sentiment d’impuissance, sentiment de tristesse, de peur, de découragement, peut être de désespoir, voire de colère..Emotions étiquetées négativement dans nos sociétés

On voit déjà trois pistes

Un chemin de réunification intérieure entre la tête et le cœur «  cesser d’être des cerveaux sur pattes ou des cerveaux sur des bâtons.

Démarche de reconnexion au vivant et à la terre

Oser regarder en face l’état de la planète. Accueillir notre ressenti, nos émotions..le reconnaître l’exprimer, le partager. Il ne s’agit pas de nous y enfermer mais de les transformer. Le compostage des émotions. Ces émotions ce sont des énergies et on peut faire un travail pour réorienter ces énergies et en faire une nourriture pour notre engagement pour la guérison de la terre et la guérison des relations entre les humains et la terre

Ce dualisme qui s’est instauré cette séparation entre les humains et le reste de la terre. Il n’y aura pas de relations nouvelles entre l’être humain et la nature s’il n’y a pas un être humain nouveau, une nouvelle anthropologie. Une nouvelle conscience à acquérir de ce qu’est l’être humain et sa juste place par rapport à la nature. Sortir d’une posture qui est la posture dominante dans ce système socio-économique qui détruit la planète, ce système productiviste, consumériste. Une posture d l’être humain qui s’est placé au centre, prenant la place de Dieu. Il s’est placé dans une extériorité par rapport à la nature et au dessus de la nature, comme maître et possesseur de la nature. Devenu hors sol il s’est dénaturé. L’enjeu est de sortir de cette posture pour trouver une autre posture intérieure qui sera un autre fondement de l’être humain.

L’être humain comme microcosme et l’être humain comme pont entre la terre et le ciel.

Microcosme : un mot que l‘on retrouve beaucoup chez les pères de l’Eglise et la philosophie du moyen âge. Jean Marie Pelt parle d’un homme « renaturé ». Retrouver notre lien ontologique avec la terre et tous les êtres qui l’habitent. La racine de l’humain c’est l’humus, le sol, la terre. Dans le récit de la Genèse Dieu façonne l’homme avec de la glaise. Nous sommes des glébeux.. Nous sommes poussière de terre. Des traditions amérindiennes disent que l’être humain est issu des étoiles.. Dans le Coran la sourate 30 l’être humain est issu de l’eau.  Interpénétration avec tout le créé. Des travaux d’echo-psychologues. Il y aurait aussi un inconscient écologique : les strates les plus profondes de le psyché humaine seraient tissées de relations avec la terre. Ce lien avec la terre va au plus profond de notre être. Une vision très plénière de ce qu’est l’être humain. Passer de ce Soi égocentré, ce Soi individualiste et séparé pour aller vers un Soi en plénitude, une identité accomplie, qui serait dans une perspective chrétienne chistocentrée mais du coup altruiste et du coup reliée. Nous sommes dans une vision d’une coappartenance avec l’ensemble de la création, d’interdépendance. Ce que nous faisons à la terre, à la nature, c’est à nous-mêmes que nous le faisons. Le pape parle d’une mutilation quand nous assistons à la disparition d’une espèce. La voie d’intériorité c’est d’entrer dans cette conscience vécue de cette interdépendance. L’inter-être dont parle le maître bouddhiste.. Inter-être avec l’ensemble des autres êtres.

Et la vertu capitale c’est l’humilité ( une même racine que l’humus ). C’est accepter sa finitude que le consumérisme refuse. Enter dans une acceptation, une reconnaissance de sa finitude. Reconnaissance des limites de la terre. Cesser de vouloir imposer notre volonté à tout le monde aux autres êtres..et de vouloir occuper tout l’espace. Laisser aux autres l’espace dont  ils ont besoin. Une autre vertu qui est aussi  une vertu éco-spirituelle, c’est la compassion.  Qui n’est pas une condescendance mais souffrir avec…être touché par ce  qui arrive à la terre. Cette compassion qui naît de cette coappartenance avec les autres créatures.  Citer Isaac le Syrien un cœur qui pleure quand il voit les créatures jusqu’aux plus infimes créatures souffrir. Catherine de Sienne qui s’évanouissait quand on abattait un arbre ou qu’ on tuait un animal.

Cela nous amène à sortir de l’anthropocentrisme dévié – comme le dit le pape François en faisant attention de ne pas passer dans une autre forme qui serait le biocentrisme qui dénierait à l’être humain toute spécificité, toute particularité. Nous avons conscience de tout ce que nous avons en commun avec toutes les espèces en particulier les animaux et beaucoup de faculté dot nous pensions avoir l’apanage existent aussi chez d’autres espèces.. Nous somes des animaux mais nous ne sommes pas de animaux comme les autres..L’animalité en nous n’est pas le centre de notre être. Le centre c’est l’image de Dieu. L’homme créé à la ressemblance de Dieu. Créés corps âme et esprit..La modernité occidentale a eu cette tendance dans une forme de réductionnisme. On réduit l’être humain à un composé psycho somatique en évacuant cette troisième dimension de l’esprit : l’intellectus latin qui n’est pas à confondre avec la ratio, la raison. Cette troisième faculté c’est la faculté contemplative et mystique de l’être humain.. C’est comme dit St Augustin ce qui nous rend capable de Dieu. C’est cette faculté qui une fois éveillée et cultivée – et c’est toute la vie spirituelle – prière, méditation, jeûne..cette faculté qui nous permet de nous connecter à l’invisible, entrer en relation avec ce mystère qui nous dépasse, de voir au-delà des apparences des choses. Retrouver cette véritable anthropologie de l’être humain qui est corps, âme et esprit. Pour reprendre une expression de Grégoire de Naziance un père du 4ème siècle, l’être humain appartient au temps et à l’éternité, un être frontière dont la vocation  (53.10) est de devenir un pont entre la terre et le ciel pour pouvoir participer non à la défiguration du monde – ce qui malheureusement il fait mais à sa transfiguration. Justement permettre à toute la création de pouvoir participer de plus en plus à la vie divine sachant que cette transfiguration est déjà à l’œuvre ici et maintenant. A partir du moment où lui-même dans son être, dans son existence commence à devenir ce trait d’union.

Transformation intérieure.

Peu à peu développer un autre mode de connaissance. Ce paradigme de la modernité qui a créé ce dualisme entre l’être humain et la nature mais aussi entre la nature et le divin..est lié à un mode de connaissance très réducteur qui a fait de la raison l’organe souverain de la connaissance. Une approche très unidimensionnelle des choses. Un des enjeux : retrouver une forme de connaissance plénière. Si nous devons aller vers une écologie intégrale on ne pourra pas y arriver sans avoir un mode de connaissance intégrale ( et non intégriste ) qui va mobiliser toutes nos intelligences et pas seulement l’intelligence rationnelle mais aussi l’intelligence des sens, l’intelligence corporelle qui est souvent négligée dans notre société, l’intelligence émotionnelle et cette intelligence spirituelle. Reconnecter le travail rationnel à l’ensemble de notre être, au cœur et au corps profond ce que les Pères appellent le cœur-esprit centré sur le « s », ouvert au souffle de l’Esprit Saint qui anime et habite toute chose, qui habite notre être et qui habite toute la création. C’est une connaissance par communion, par participation. La clé de cette connaissance c’est l’émerveillement, c’est l’amour. Dostoïevski «  aime chaque brin d’herbe, aime chaque animal, aime les étoiles…et si tu aimes tu percevras la présence de Dieu……. »

Nous sommes appelés à une forme d’ascèse au sens d’exercice pour  sortir de la peur de l’avidité et de la dépendance. Passer de ce que moi je veux et passer à ce que le monde et la création a besoin.. On peut se donner une vrai lecture symbolique du texte de la Genèse où Dieu place l’être humain dans le jardin pour en être le gardien et cultiver le sol. Ce verset est devenu un peu la charte d’une écologie dite chrétienne. Cette terre que nous avons à garder et à cultiver n’est pas seulement la terre extérieure mais c’est aussi notre terre intérieure. C’est la terre de notre âme et cette terre là est pleine d’animaux sauvages, féroces qui sont toutes ces pulsions, toutes ces passions, égocentrées, excessives. Toutes ces forces souvent inconscientes nous font participer de façon inconsciente à ce système économique qui détruit la planète.

Notre puissance de désir.  Nous avons une extraordinaire puissance de désir

C’est positif Ca fait partie de l’image de Dieu dans l’être humain

Souffle vie. Haleine de vie. Pour faire de nous des âmes vivantes. Elle est à la source de nos aspirations à l’amour, à la justice, à la solidarité..à la beauté. Cette puissance de désir, elle a une dimension d’infini du fait de son origine. Avec des réalités d’ordre fini, limité, et de l’ordre de l’avoir c’est une illusion et tout le système économique fonctionne sur cette illusion. Toute cette machine économique consumériste, productiviste capte cette puissance du désir, il la capture, il la désoriente, il lui fait perdre son orient parce qu’elle ne peut être satisfaite que par une réalité du même ordre c’est-à-dire d’ordre spirituel. Il la dégrade en envie .. : des envies que le système pourra satisfaire et comme ce n’est pas le cas, on va rentrer dans le système addictif et tout cela sur le dos de la planète.

Le travail éco-spirituel va être la réorientation de notre désir, ca va être de  reconnecter ce désir à la source a plus profonde de notre être, à cette image de Dieu en nous la réorienter pour aller chercher non pas des satisfactions secondaires que seraient les biens de consommation, l’argent, la carrière tout ce dans quoi une grande partie de ‘l’humanité met son énergie mais les sources de satisfaction primaires qui seules peuvent commencer à répondre à ce désir qui sont justement des liens et des relations de plus grande qualité,  plus profondes avec les autres avec Dieu dans la spiritualité et  avec la terre.

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. Hautcoeur dit :

    Merci !! Toujours très enrichissant, MM Egger … et quelle profondeur spirituelle ! Là est vraiment la source …

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