AFRIQUE – À l’est, du nouveau

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Présentation du guide pour la mise en oeuvre des appels de Laudato si, à la fin de la rencontre des évêques de l’Afrique de l’Est (Crédit : AMACEA)

Neuf jours de rencontre autour des effets environnementaux sur le développement humain intégral : c’est une étape importante de mobilisation pastorale que viennent de vivre les évêques catholiques de l’Afrique de l’est, réunis à Dar es Salaam (Tanzanie) du 10 au 18 juillet.

Cette 20e assemblée plénière des évêques de cette région a accueilli notamment le cardinal philippin Luis Antonio Tagle qui a donné l’homélie de la messe d’ouverture. « Le manque de fraternité ou de soin pour les autres coexiste avec les comportements et les pratiques qui agressent la Création », a-t-il ainsi rappelé d’emblée, en soulignant que « là où il y a un manque de développement humain intégrale, là la fraternité souffre. » L’évêque Charles Kasonde, porte-parole de l’Amecea (réseau des évêques de l’Afrique de l’Est) a rencheri : « La terre est notre maison mais nous lui avons fait violence en la maltraitant. De nombreux effets vont se faire ressentir : saisons instables, sécheresses, cyclones, inondations. » Sans oublier les tensions sociales du fait de la diminution des ressources naturelles ainsi menacées, poussant à des conflits et à des guerres. La déforestation, souvent liées aux pratiques minières est particulièrement dénoncée, accélérant encore le cycle des pollutions et d’apauvrissement des populations locales.

C’est donc d’un vrai élan pastoral nouveau qu’il faut lancer, à la suite des appels de l’encyclique Laudato si de 2015. Un plan de développement des énergies renouvelables peut ainsi répondre à de nombreux besoins locaux. Dans les « jumuiya », petites fraternités paroissiales de la région (ou Small Christian Communities (SCC)), des initiatives doivent être prises pour montrer l’exemple et ouvrir des mobilisations nouvelles. Car, pour l’heure, les appels de Laudato si sont restés lettres mortes sur le terrain et n’ont été entendus pour l’essentiel que par quelques clercs et consacrés. C’est sans doute par le système scolaire que les choses pourront avancer le plus vite (éco-éducation, activités écologiques pour petits et grands, jusque dans les séminaires). De manière à ce que les générations montantes deviennent des ambassadeurs des bonnes pratiques écologiques.

Du côté des évêques, la volonté est désormais de travailler davantage avec les autorités politiques, les autres confessions et les ONG pour accompagner cette conversion des pratiques. Dans le diocèse de Morogoro, des actions de plantations d’arbres et de préservation de l’environnement ont été lancé en juin 2022, notamment dans la paroisse de Tangeni, a ainsi rappelé l’évêque tanzanien Vitalis Msimbe.

Deux documents de travail ont aussi été publié à la fin de la rencontre, dont un guide pour mettre en oeuvre les appels de Laudato si jusqu’au niveau le plus local. Un document qui devra être traduit dans les différentes langues locales à cette fin.

Source : AMACEA ;

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