PUERTO RICO – Nous voulons le soleil

L’archevêque franciscain Roberto Gonzalez est responsable du diocèse de San Juan à Puerto Rico. Le 15 juillet, il a publié une lettre pastorale invitant à agir rapidement pour préserver les ressources naturelles et développer les énergies renouvelables de l’île.

« Le temps est court et le futur de notre peuple est entre nos mains », rappelle le prélat dans ce document de 56 pages. « Nous avons à nous engager dans une lutte en tant que chrétiens pour défendre notre maison terrestre, ici dans le Royaume de Dieu sur terre. » Il décrit notamment sur 15 pages, les destructions récentes sur l’île (pollution au plastique, érosion côtière, perte de la biodiversité).

La situation sur l’île de 3 millions d’habitants est difficile. Depuis 2006, elle connait une récession économique sévère accompagnée de coupes budgétaires sur les services publics. En 2017, des typhons ont aussi durement touché l’île.

Du coup, la dépendance aux énergies fossiles s’avère de plus en plus problématiques, notamment pour produire l’électricité de l’île qui en dépend à 97 %. Pourtant souligne Roberto Gonzalez, l’île aurait de quoi subvenir à ses besoins par l’énergie solaire. Pourquoi ne pas recouvrir les toitures des écoles de panneaux solaires, propose le prélat. Une campagne actuelle (Nous voulons le soleil – Queremos sol) qui demande que 50 % des besoins en énergie soient couverts par des EnR d’ici 2035 et 100 % en 2050.

Dans sa lettre pastorale, Gonzalez demande aussi que l’île de Vieques, qui a été utilisé par l’armée américaine comme champ d’exercices de bombardements entre 1940 et 2003, soit décontaminé. Pour l’heure, seule la moitié de l’île a été inspectée pour prélever des munitions dangereuses, alors que l’île est devenue une réserve fédérale de vie sauvage.

Gonzalez demande aussi une consommation renforcée des biens locaux pour réduire l’émission de gaz à effet de serre. Ainsi qu’une exemption au traité Jones de 1920 soit accordé à l’île, pour permettre que les biens de consommation transportées jusqu’à l’île ne soient plus réservés à des bateaux américains.

Surtout, il dénonce le fait que tous les impacts négatifs de ces politiques et pollutions touchent d’abord les plus démunis de l’île. « Il est temps de légiférer pour protéger davantage leur vie, en leur assurant des opportunités suffisantes qui puissent leur garantir une vie décente et digne.(…) Le Covid et le changement climatique nous démontrent que nous n’avons pas de temps à perdre. »

Source : Aleja Hertzler-McCain de Earthbeat

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