CANADA – Que voulons-nous laisser en héritage ?

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Alors que la visite du pape François au Canada se poursuit, avec des mots très forts auprès des populations autochtones pour ne pas oublier le drame de leurs enfants maltraités dans les institutions d’Eglise et d’Etat dans le passé, la fête de la Sainte Anne et Saint Joachim a été l’occasion d’une méditation sur ce que nous transmettons et sur les luttes que nous menons. Extrait

en plus d’être fils d’une histoire à préserver, nous sommes artisans d’une histoire à construire. Chacun peut se reconnaître pour ce qu’il est, avec ses lumières et ses ombres, selon l’amour qu’il a reçu ou qui lui a manqué. Le mystère de la vie humaine est celui-ci : nous sommes tous enfants de quelqu’un, engendrés et façonnés par quelqu’un, mais en devenant adultes, nous sommes aussi appelés à être des personnes qui donnent la vie, des pères, des mères et des grands-parents de quelqu’un d’autre. Et donc, en regardant la personne que nous sommes aujourd’hui, que voulons-nous faire de nous-mêmes ? Les grands-parents dont nous provenons et les personnes âgées qui ont rêvé, espéré et se sont sacrifiés pour nous, nous posent une question fondamentale : quelle société voulons-nous construire ? Nous avons tant reçu des mains de ceux qui nous ont précédés : que voulons-nous laisser en héritage à notre postérité ? Une foi vivante ou une foi “à l’eau de rose”, une société fondée sur le profit des individus ou sur la fraternité, un monde en paix ou un monde en guerre, une création dévastée ou une maison encore accueillante ? Et n’oublions pas que ce mouvement qui donne vie, va des racines aux branches, aux feuilles, aux fleurs et aux fruits de l’arbre. La vraie tradition s’exprime dans cette dimension verticale : de bas en haut. Prenons garde à ne pas tomber dans la caricature de la tradition, qui ne se meut pas en ligne verticale – des racines aux fruits – mais en ligne horizontale – en avant/en arrière – qui nous conduit à la culture du “recul” comme en un refuge égoïste ; et qui ne fait rien d’autre que ranger le présent dans une boîte et le conserver dans la logique du “on a toujours fait ainsi”.

Homélie du pape François au cours de la messe au « Commonwealth Stadium » d’Edmonton / Mardi 26 juillet 2022

Un commentaire Ajouter un commentaire

  1. bruno MAGNINY dit :

    Bon jour Dominique, MERCI pour ton relai de cette homélie ‘engageante’ de François ! Mais comment est-il possible que notre ‘civilisation’ occidentale aie pu se croire à ce point supérieure à celle des Amérindiens (et de tant d’autres) qu’elle soit allée jusqu’à tyranniser des populations au nom du Christ ! Quelle hubris, quelle trahison de la Bonne Nouvelle, quel auto-aveuglement ! La meilleure contrepartie ajd est d’oeuvrer pour la préservation du commun, du Bien de tous, au nom attentivement prononcé du Christ, comme tu le fais. Merci – soutien !

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