COP27 – Les migrants, lanceurs d’alerte

Durant la COP27, chaque chef d’État ou représentant a trois minutes de prise de parole durant les deux premiers jours de la session. Le Saint Siège s’est exprimé dans ce cadre, par la voix du cardinal Parolin, secrétaire d’Etat.

Son intervention a surtout porté sur la réalité des déplacés climatiques, souvent laissés « sans solution tangible ». Reconnaître que leurs déplacements relève de phénomènes « d’adpatation » et faciliter des « voies de migrations régulières » pourrait changer la donne. «La planète est affaiblie par la surexploitation de ses ressources et usée par des décennies de pollution. De ce fait, de plus en plus de personnes sont contraintes de quitter leurs terres, devenues inhabitables.», avait déjà déclaré le pape François devant des universitaires italiens il y a quelques semaines. «L’heure est à la solidarité internationale et intergénérationnelle. Nous devons être responsables, courageux et tournés vers l’avenir, non seulement pour nous-mêmes, mais aussi pour nos enfants», a rappelé le cardinal secrétaire d’État sur les rives de la Mer Rouge, «soit nous gagnons ensemble, soit nous perdons ensemble», a-t-il insisté. Des paroles dans le sens de celles prononcées la veille par Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, à cette même tribune: «l’humanité doit coopérer ou périr». 

Comme le rappelle la journaliste Marine Henriot, « cette COP sur le continent africain est la première à laquelle le Saint-Siège participe en tant qu’État signataire de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (la CCNUC, signée en 1992, lors du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro, clé de voute de la politique climatique des Nations unies) et également en tant que signataire de l’Accord de Paris de 2015 lors de la COP21, qui engage les États à prendre des mesures pour limiter le réchauffement climatique. L’adhésion à ces deux textes majeurs pour la lutte contre les changements climatiques avaient été officialisée par le Saint-Siège le 5 octobre 2022. Ce faisant, le Saint-Siège s’est engagé à ramener ses émissions de gaz à effet de serre à zéro d’ici 2050, à intensifier ses efforts pour améliorer sa gestion environnementale et à promouvoir l’éducation à l’écologie intégrale. »

Source : Marine Henriot – Cité du Vatican / Vaticannews

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